A «la Une», la campagne électorale sous tension en RDC

Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, a exclu tout nouveau « glissement » de calendrier électoral.

Et même si le conseil de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre relaie les craintes de l’opposition et de la société civile sur l’organisation du scrutin, le journal Le Phare à Kinshasa s’enthousiasme. C’est « la grande aventure ! », s’exclame-t-il, « si les élections sont réellement libres, démocratiques et transparentes, il y a gros à parier que tous les démagogues qui refusent d’assumer leurs bilans négatifs vont être rattrapés par leur passé dans les urnes », énonce Le Phare.

Mais une autre partie de la presse congolaise pose une fois encore ce matin la question de la machine à voter. Ainsi, pour Le Potentiel, pas de doute, le processus électoral « se dirige indubitablement vers un chaos programmé. (…) Comment les Congolais iront aux urnes le 23 décembre avec une machine à voter qui ne cesse de diviser la classe politique et un fichier électoral corrompu, interroge ce journal kinois ? Sans lever ces préalables, les résultats des scrutins seront contestés », prévient Le Potentiel. Mais comme la commission électorale n’entend rien modifier au chronogramme des élections, ce quotidien congolais constate qu’il faut donc « faire un requiem sur les élections apaisées, crédibles et transparentes. L’heure est donc grave, énonce-t-il. Les élections se passeront sans doute dans un climat tendu », met-il en garde, avant de comparer le scrutin du 23 décembre à un « saut vers l’inconnu ».

Boko Haram frappe encore au Niger

Nouvelle attaque sanglante au Niger. Huit personnes ont été tuées, dont sept employés de la société française Foraco, lors d’un raid mené par des hommes en armes dans le sud du pays. C’est un site de forage de puits à Toumour, aux confins de la frontière avec le Nigeria, qui a été pris pour cible par des assaillants tôt hier matin.

« Ça ne finira donc jamais ? », s’afflige Wakat Sera, « visiblement, les offensives des armées nationales et les frappes de la force française Barkhane, encore moins les timides ripostes de la Mission des Nations-Unies pour le Mali sont loin de détruire l’hydre dont les têtes repoussent, aussitôt coupées ». Certes, rappelle ce journal burkinabè, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, sous la houlette de la France ont cru « trouver la parade par la constitution de la force du G5 Sahel, mais ont vite déchanté. Le bébé est comme mort-né. Pour le plus grand bien de terroristes toujours aussi assoiffés de sang ».

De son côté, le journal Le Pays confirme que ce raid porte « la signature des islamistes nigérians de Boko Haram (…) Le moins que l’on puisse dire, c’est que le chacal qui semblait avoir été repoussé dans ses derniers retranchements, est ressorti du bois de la plus répugnante des façons, se récrie le confrère ouagalais. Cela, par l’une de ces attaques lâches et barbares contre de pauvres innocents sans armes, qui est en passe d’être sa marque déposée. Cela est loin d’être un acte de courage encore moins un mérite. Car, il n’y a ni honneur ni dignité à frapper un adversaire dans le dos et à s’en prendre à des populations sans défense, s’indigne donc Le Pays. Cela s’appelle la lâcheté et c’est ce que savent visiblement faire le mieux les islamistes insurgés ». Raison pour laquelle ce journal en appelle à « une opérationnalisation rapide de la force du G5 Sahel dont l’apport, dans cette guerre asymétrique imposée par les forces du mal, ne pourrait qu’être un bol d’air pour des armées nationales déjà fort éprouvées ».

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