A la Une: quelle issue pour la crise en Haïti

Selon l’agenceAlterpresse, la situation demeure « volatile et incertaine en Haïti au quatrième jour d’un mouvement majeur de manifestations et de blocages ». Alterpresse estime que les autorités sont absentes, car « aucune voix autorisée ne s’est (…) adressée à la population sur des initiatives ou décisions qui seraient prises au cœur d’une crise qui semble s’aggraver progressivement ». L’agence de presse s’interroge sur la stratégie du gouvernement pour sortir de cette situation. « Le président et son entourage joueront-ils sur l’usure en espérant que les choses s’arrangeront », écrit Alterpress. L’agence de presse rappelle que « l’on ne connait toujours pas les résultats des négociations annoncées le 7 février par le pouvoir avec des importateurs pour pouvoir réduire les prix des biens de première nécessité, suite à la chute vertigineuse de la Gourde qui a perdu une vingtaine de points en un an ».

Nouvelle manifestation au Venezuela

Une manifestation prévue mardi le 12 février 2019 est organisée cette fois-ci par les étudiants, avec comme mot d’ordre : que le gouvernement laisse entrer l’aide humanitaire dans le pays. C’est à lire dans El Nacional. Le journal proche de l’opposition défend dans son éditorial l’urgence d’apporter de l’aide à la population. « Les hôpitaux se sont transformés en ruines », écrit El Nacional.

Et quant à l’argument du président Nicolas Maduro qui refuse l’aide humanitaire en disant que cela transformerait le pays en « mendiant », eh bien, cela est vrai. Mais, ajoute le journal, le président oublie que c’est lui qui est à l’origine de cette situation. « La corruption qu’il a favorisée se moque des problèmes d’alimentation et de santé dans le pays ».

Le site de la chaîne de télévision Telesur, de son côté, publie un sondage selon lequel 57 pour cent des Vénézuéliens reconnaissent la légitimité du président Nicolas Maduro. L’institut de sondage, Hinterlaces, est proche du gouvernement chaviste.

Une nouvelle candidature pour la Maison Blanche :

Elle s’appelle Amy Klobuchar, sénatrice démocrate de l’Etat du Minnesota. Sous la neige, alors qu’il faisait moins 10 degrés, devant environ 9000 personnes, elle a annoncé hier dimanche 10 février sa candidature pour 2020. Elle défend un agenda résolument « progressiste ». Le site de la chaine ABC relève trois mesures phares : la lutte contre le réchauffement climatique, la couverture universelle de santé et un meilleur contrôle des armes. Selon ABC, Amy Klobuchar n’a pas choisi la date de son annonce au hasard : il y a tout juste 12 ans, le 10 février 2007, un jeune sénateur de Chicago se lançait dans la course présidentielle – Barack Obama.

A la différence d’autres candidats démocrates potentiels ou déjà connus comme la sénatrice du Massachusetts Elisabeth Warren, Amy Klobuchar est une parlementaire très appréciée par les Républicains, écrit le site d’information Politico. Les raisons : son style pragmatique, sa recherche du consensus et son respect pour ses adversaires politiques.

Bras de fer entre le gouverneur californien et Donald Trump

Pour montrer son opposition à la politique d’immigration du président, Gavin Newsom annoncera ce lundi le retrait de 400 soldats de la garde nationale qui patrouillent à la frontière avec le Mexique. Ces soldats seront chargés d’autres missions, écrit le Los Angeles Times.

La décision du gouverneur d’annuler partiellement le déploiement de la garde nationale vise directement Donald Trump selon lequel les migrants sans papiers présentent un risque pour la sécurité nationale. « Le conflit entre la Californie et la Maison Blanche est en pleine escalade », estime pour sa part le Los Angeles Times. D’après le journal, le gouverneur s’adressera demain aux Californiens, à l’occasion d’un discours qui contiendra un message particulier adressé au président : « Non au racisme et à une politique qui divise ».

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