Air France : après des mois de conflit, un accord majoritaire sur une hausse des salaires

Les organisations syndicales d’Air France ont accepté de signer, vendredi, l’accord proposé par la direction sur la hausse des salaires 2018 et 2019. Le texte prévoit 2 % de hausse rétroactive au 1er janvier 2018 et 2 % de hausse en 2019.
Air France peut souffler. Après des mois de conflit, les syndicats CFE-CGC/Unac, CFDT, FO/SNPNC, Unsa Aérien et Spaf ont accepté de signer l’accord proposé par la direction sur la hausse des salaires 2018 et 2019, a annoncé l’entreprise dans un communiqué. Toutes les catégories de personnel de la compagnie française sont concernées.

“Ces organisations représentent 76,4 % des suffrages exprimés aux dernières élections”, il “est donc valide et pourra être mis en œuvre”, s’est félicité la direction dans un communiqué.

Pour Christophe Malloggi de FO, “l’intersyndicale a incontestablement fait bouger le curseur” et permis de déboucher sur un accord “mieux disant que celui soumis à référendum en mai”.

Farid Slimani, de l’Unsa-Sol a, lui, salué un accord qui permet de “passer à autre chose, de regarder vers l’avenir”, jugeant qu’il s’agissait d’un “acte de confiance adressé à Ben Smith”. Selon lui, “ce qui a fait pencher la balance, ce sont les mesures en faveur des plus bas salaires”.

Mesures pour les plus bas salaires

L’accord prévoit 2 % de hausse rétroactive au 1er janvier 2018 et 2 % de hausse au 1er janvier 2019, ainsi qu’une négociation annuelle obligatoire en octobre 2019. L’intersyndicale d’Air France, regroupant des syndicats représentatifs et non représentatifs, réclamait un rattrapage des salaires de 5,1 % pour la période 2012-2017.

Une revalorisation de la prime uniforme annuelle (PUA) et une “valeur plancher minimum” de 50 euros par mois pour permettre aux plus bas salaires de toucher au moins cette somme dans le cadre de la hausse de 2 % au 1er janvier 2019 sont également prévues.

Le conflit sur les salaires avait conduit au premier semestre à des grèves coûteuses (335 millions d’euros), à l’appel de l’intersyndicale, et à une crise de gouvernance au sein d’Air France-KLM.

Au point mort pendant plus de quatre mois, le dialogue sur les salaires a repris début octobre sous l’impulsion du nouveau directeur général d’Air France-KLM Ben Smith, soucieux de mettre derrière lui cette épineuse question pour pouvoir s’atteler à un autre défi : la stratégie du groupe franco-néerlandais.

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