Algérie : la santé de bouteflika entraine des annulations en chaîne de visite des chefs d’Etat

Des sources algériennes ont révélé que dix chefs d’Etat devaient se rendre en Algérie cette année et rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika, mais ces visites ont été toutes annulées.

Les sources ont souligné que la raison principale de l’annulation de ces visites était l’état de santé de Bouteflika qui s’est détérioré depuis 2013.

Selon le journal électronique Algérie1, parmi les chefs d’Etat qui ont décidé d’annuler leurs visites en Algérie, cette année l’on trouve le président russe Vladimir Poutine, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi, le président palestinien Mahmoud Abbas, le président nigérian Mohammed Bukhari, le président sud-africain Jacob Zuma, le président chinois Shi Jean Ping, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président indonésien Goku Widodo, le président tunisien Béji Caid Sibsi et l’émir du Koweït Cheikh Sabah Al Ahmed Al Jaber Al Sabah.

Une visite du président français Emmanuel Macron en Algérie qui aurait été prévue pour octobre ou novembre devrait également être reportée, ou annulée.

Cependant, un certain nombre de leaders mondiaux se sont rendus en Algérie, principalement des présidents africains, dont le chef de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui s’est rendu en Algérie en mars dernier.

Bouteflika a également rencontré l’ancien ministre français de l’Intérieur, Bruno Le Roux, ainsi que le ministre espagnol des Affaires étrangères Alfonso Dastis en février.

De nombreuses voix pensent que le maintien du président algérien au pouvoir malgré sa santé défaillante est la preuve que le leadership militaire travaille à trouver une alternative qui apaiserait tous les partis politiques.

Bouteflika a assumé la présidence en avril 1999 et a été réélu en 2004, 2009 et 2014, et ses partisans se préparent à un cinquième mandat aux élections de 2019.

Le président algérien a apporté des modifications constitutionnelles qui lui confèrent le droit de se présenter à des conditions présidentielles successives, alors que le texte antérieur de la Constitution limite le nombre d’alliances à seulement deux.

Depuis que Bouteflika a eu un accident vasculaire cérébral et a été emmenée à l’hôpital français de Val de Grace en avril 2013, il est resté en fauteuil roulant et a perdu sa capacité ce parler.

L’état de sa santé a incité certains partis d’opposition à exiger qu’il se démissionne, mais ces appels n’ont pas répondu.

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