Amnesty demande une enquête sur le décès du Commandant Babissat

La famille du Commandant Servais Magloire Babissat a appris, il y a un mois, « de manière abrupte » la nouvelle de la mort de l’officier de l’armée à Pointe-Noire, capitale économique située au sud du Congo, indique Amnesty international.

Le Commandant était aux arrêts depuis 2016 sans jamais avoir été présenté à un juge, précise l’ONG internationale américaine.

Amnesty demande que les autorités congolaises ouvrent sans délai une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de l’officier supérieur de l’armée.

« Cet officier militaire a subi plusieurs injustices. Il a été arrêté arbitrairement, et a passé trois ans en détention sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. C’est une violation flagrante des droits humains les plus élémentaires, » déclare dans un texte Tity Agbahey, chargée de campagne pour l’Afrique centrale à Amnesty International.

Un jeune agriculteur de Gantsou, à 45 km de Brazzaville, le 12 février 2019. (VOA/Arsène Séverin)

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Pour lui, les autorités doivent faire la lumière sur sa mort, afin de traduire en justice dans le cadre de procès équitables, toutes les personnes suspectées d’y avoir joué un rôle.

Amnesty international signale en outre que le corps du Commandant Babissat a été déposé à la morgue de Pointe-Noire le 20 janvier 2019. Sa famille a pu l’identifier mais le recours auprès du Procureur de la République pour une autopsie est resté sans suite. La famille n’a pas encore procédé aux obsèques.

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