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Assane Barry assène deux coups de couteau mortels à Saër pour venger sa petite amie

L’amour quand tu nous tiens ! Le sieur Assane Barry a, lors d’une bagarre, assené deux coups de couteau mortels à Saër. L’affaire, jugée hier à la chambre criminelle de Dakar, a permis de savoir qu’une femme est passée par là. En tout état de cause, le maître des poursuites a requis les travaux forcés à perpétuité. Délibéré le 3 octobre prochain, a renseigné le journal Vox populi lu par Senegal7.com

Assane Barry, Moustapha Niang et Dame Boye ont comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour répondre du délit d’assassinat pour le premier, et de non dénonciation de crime et non-assistance en personne en danger pour les deux autres. La lecture du procès-verbal d’enquête a permis de savoir que le samedi 17 septembre 2011, vers les coups de 11h, les éléments de la police de Médina ont été informés par une tierce personne de la découverte d’un jeune homme qui avait été sauvagement poignardé à la rue 25 angle 20. Poursuivant, cette personne informe également les limiers que l’auteur des faits, blessé, a été conduit au centre de santé Elisabeth Diouf. Auparavant, le mis en cause avait confié les armes du crime et ses habits tachetés de sang à ses deux accompagnants. Sans perdre de temps, les policiers ont envoyé deux équipes. L’une s’est rendue à l’hôpital et l’autre sur les lieux du crime. Sur le théâtre du drame, ils trouveront des sapeurs-pompiers ainsi qu’une foule nombreuse qui entouraient la victime. Celle-ci est identifiée sous le nom de Saër Diagne. Il était couché sur le trottoir et portait deux blessures profondes sous la fesse droite et le bras gauche, à proximité de l’épaule. Une enquête a été donc ouverte avant de révéler que la veille des faits, Assane Barry et Saër se sont bagarrés devant la maison de Yoni Samb, petite amie d’Assane. Alors que tout monde pensait que tout était rentré dans l’ordre, Assane s’est armé d’un couteau, le lendemain, avant de retrouver Saër dans un salon de coiffure. C’était pour lui faire sa fête. Il assena deux coups de couteau à ce dernier qui succomba de ses blessures avant son évacuation à l’hôpital Aristide Le Dantec.

La partie civile réclame 50 millions

Arrêté puis soumis au feu roulant des questions, Assane Barry a reconnu les faits. Et pour justifier son acte, il nous dit qu’il s’est battu, ce jour-là, avec la victime parce que celle-ci avait violenté sa petite amie. « Saër m’avait attaqué en premier avec son couteau. Il m’a atteint au visage et au coude droit. C’est ainsi que je l’ai désarmé avant de lui assener des coups de couteau sur l’avant-bras et sur la jambe », a-t-il déclaré, hier, à la barre. A l’en croire, aussitôt après son forfait, il a remis les couteaux  aux nommés Dame Boye dit Yague et Moustapha Niang. Interpellée, la dame Yoni Samb a soutenu que la veille du drame, la victime s’est présentée devant son domicile où elle discutait tranquillement avec ses amis pour l’injurier. Et lorsqu’elle a été violentée, Assane était dans tous ses états et c’est ainsi que la bagarre a éclaté entre les deux. De leurs côtés, les coaccusés ont dit qu’ils n’ont pas assisté à la bagarre. Selon Moustapha Niang, quand il a entendu des cris, il est sorti pour s’enquérir de la situation. C’est ainsi qu’il a récupéré le couteau que possédait Assane en lui demandant d’arrêter. Par la suite, ils ont conduit l’accusé à l’hôpital en abandonnant la victime sur place. Par ailleurs, lors de leur jugement, hier, le père du défunt a réclamé 50 millions de nos francs pour toutes causes et préjudices confondus. Le maître des poursuites a soutenu que les faits sont constants avant de requérir contre Assane Barry les travaux forcés à perpétuité. Pour Moustapha et dame, il a demandé à ce qu’ils soient condamnés à trois ans de prison ferme avec une amende de 500.000 francs chacun. Un réquisitoire sévère pour la défense selon qui, Moustapha et Dame devraient être acquittés purement et simplement. Et pour Assane Barry, de disqualifier les faits en coups mortels ayant entraîné la mort. Pour la répression, de lui faire une application bienveillante de la loi. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 3 octobre prochain.

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