Au Sénégal, l’opposition peine à exister (3/5)

Le premier tour de l’élection présidentielle au Sénégal a lieu le 24 février. Le troisième épisode de notre série de reportages tournés par nos correspondants, Sarah Sakho et William De Lesseux, se penche sur l’opposition qui tente de faire entendre sa voix face à Macky Sall. Ses deux principaux rivaux, malgré leur mise à l’écart, comptent bien peser dans la présidentielle, mais avec des stratégies bien différentes.

Depuis des mois, l’opposition dénonce la mise à l’écart des deux principaux adversaires de Macky Sall, le chef de l’État sortant : Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar, et Karim, fils et ex-ministre de son père, Abdoulaye Wade. Tous deux ont été condamnés puis éliminés de la course à la présidentielle. Leurs partisans dénoncent un complot politique.

Il a beau être épaulé par ses fidèles, Abdoulaye Wade apparaît isolé sur la scène politique sénégalaise. Son fils Karim ayant été disqualifié, l’ancien président veut empêcher la tenue du scrutin. Cette stratégie ne fait pas l’unanimité. Car pour la première fois son parti, le Parti démocrate sénégalais, n’a pas de candidat.

Khalifa Sall, de son côté, a décidé de peser sur l’élection en s’alliant avec l’un des candidats, Idrissa Seck. Son camp participe à la campagne. Ses partisans affirment que le Sénégal “n’est plus cette démocratie que l’on présentait au monde”.

Quatre opposants – parmi lesquels 3 disputeront une présidentielle pour la première fois – feront face dimanche au président Macky Sall.

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