Banlieue : Le sous-emploi, un phénomène qui persiste toujours

Le phénomène du sous-emploi touche particulièrement les jeunes Une situation qui a été constatée dans la banlieue où il y a peu d’entreprises et établissements pouvant faciliter l’accès aux demandeurs d’emploi.

« L’emploi informel occupe, à lui seul, près de 9 travailleurs sur 10 dont 6 environ exercent de petites besognes. Quant au secteur formel, on n’y retrouve à peine 12,7% de l’ensemble des actifs occupés », note un document qui a été fourni par une structure qui s’active pour accompagner les jeunes qui travaillent ou qui sont sans emploi. D’après la structure, « le taux de sous-emploi est le rapport du nombre de chômeurs et actifs occupés en situation de sous-emploi, visible ou invisible à la population, en âge de travailler. Le sous-emploi visible renvoie au fait, pour une personne active, de travailler moins de 40 heures par semaine. Le sous-emploi invisible, quant à lui, traduit le fait qu’un actif occupé travaille en gagnant moins que le salaire minimum garanti. Le taux de sous-emploi s’observe plus généralement dans le secteur informel de l’économie nationale ». Il faut signaler qu’en 2018, un rapport avait été publié, déplorant le taux assez élevé d’informalité de l’emploi au Sénégal, surtout au niveau de la banlieue où le chômage et la pauvreté occupent une place importante au sein de la société. D’après les statistiques annoncées de part et d’autres, « ce taux était de 90,3% durant les années passées comme en 2006 et 2007. Il est descendu à 88,6% en 2014. Le secteur informel est composite et comprend outre les entreprises dites informelles, des personnes travaillant pour leur compte dans le secteur de l’économie non organisé. On peut citer les marchands et autres ».

Il faut forcément donc noter que pour lutter contre le sous-emploi dans la banlieue, il faut stimuler les acteurs en charge de la question de l’emploi pour les jeunes en qualification et qui ont des projets, et qui peinent à trouver des financements pour dérouler leurs activités. Il faut également créer un fonds spécial pour le financement des projets, promouvoir l’auto-emploi et éviter de tenir des déclarations non fondées concernant le sujet de l’emploi pour les jeunes malgré la mise en place des projets comme la Délégation de l’Entreprenariat Rapide qui peine à résoudre le problème qui préoccupe la majeure partie des jeunes de la banlieue. Peut-on avancer des chiffres concernant le nombre d’emplois réalisés depuis la réalisation de ce projet qui avait été entamé par l’état avant les élections présidentielles du mois de février passées ? Une question qui reste
sans réponse. A noter que beaucoup de demandeurs de la Der, restent aujourd’hui sur leur faim, quelques mois après la réélection de Macky Sall à la tête du Sénégal pour un second mandat. Le nombre total d’emplois créés au niveau national n’est pas encore connu, de même que la quantité restante et attendue des demandeurs.

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