Cheikhna Keïta dénonce : «Donner des coups n’importe comment, c’est très gênant, c’est très déplorable

Le Commissaire à la retraite Cheikhna Keïta a déploré vivement «les bavures policières» constatées hier nuit. Des comportements qu’il ne légitime pas. C’est pourquoi il a demandé aux autorités de la Police de régler ces écarts pour pouvoir maîtriser la situation. Même si à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, mais toujours est-il que qu’il faut le faire en toute légitimité.

C’est quoi une situation d’exception ?

L’Etat d’urgence est une situation d’exception. Cela veut dire qu’on sort du cadre ordinaire de la vie institutionnelle et de la vie normale du pays, de la liberté qu’ont les gens, dans le cadre du respect des lois du droit commun, du droit ordinaire qui s’applique tous les jours.

En termes plus clairs ?

Autrement dit, l’autorité est motivée par la nécessité d’instaurer une situation qui permet à l’autorité de changer la donne et de disposer de certains pouvoirs qui sont des pouvoirs exceptionnels qui ne sont pas des pouvoirs ordinaires. Quand il y a un péril imminent, des risques de troubles particulièrement à l’ordre public, … en ce moment l’article 69 de la Constitution autorise le président de la République à prendre par décret cette mesure, c’est-à-dire d’installer le pays dans une certaine situation, sur l’ensemble du territoire ou sur une partie du territoire. Ça se traduit par le renforcement des pouvoirs des autorités administratives, la restriction de certaines libertés allant jusqu’à détenir quelqu’un,  mettre quelqu’un dans une situation de résidence,  l’arrêter et le mettre quelque part sur la base de simples suspicions qu’on a de la gravité qu’il représente par rapport à l’ordre.»

Appréciez-vous les vidéos qui circulent dans la toile sur les bavures des forces de l’ordre, hier?

Couvre-feu, veut simplement dire limiter les libertés ordinaires d’aller et de venir dans le temps et dans l’espace pendant un moment défini. Mais cela ne veut pas dire que les policiers vont exercer des violences. Il n’y a aucune loi qui autorise à quelqu’un à délibérément utiliser des violences dans le cadre de l’exercice d’une mission, si ce n’est qu’une violence nécessaire pour maîtriser quelqu’un. Au-delà çà, il n’y en a pas. C’est déplorable qu’il y eut des coups distribués çà et là, et même des formes de comportement qu’on ne comprend pas et qui sont de la légèreté dans un pays qui est dans cette situation. Je crois que tout le monde doit prendre de la hauteur en même temps. Je crois que dans la mise en œuvre, il y a eu un peu de précipitation. Parce que quand on envoie ses hommes pour une mission comme celle-là, on doit les prendre en main au départ pour leur dire ce pour quoi ils sont déployés ? Comment ils doivent se comporter quand ils sont déployés ? Qui ils ont en face ? Les raisons pour lesquelles ils sont là ? Quel est le rôle qu’ils doivent jouer dans le cadre de cet état d’urgence et dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui est là. La question c’est qu’ils puissent dialoguer avec la population. Ils peuvent être rigoureux, mais pas n’importe comment. À donner des coups n’importe comment. C’est très gênant, c’est très déplorable. Il ne fallait çà.

Que préconisez-vous comme solution pour éviter ces bavures ce soir ?

C’est simplement de reprendre la situation en main, ça  c’est aux chefs de le faire. Se critiquer objectivement parce que quand il y a quelque chose qui ne va pas dans une intervention comme celle-là, il faut savoir se critiquer objectivement, ensuite reprendre la situation en main, reprendre les hommes au mur et leur dire ce qu’on attend d’eux. Leurs signifier carrément qu’on n’attend pas d’eux qu’ils se mettent dans des comportements comme ceux-là. C’est ça qu’il faut et organiser l’action, leur donner des instructions précises, claires, nettes et les superviser. Il faut que le dispositif de supervision se déploie en même temps que le dispositif de contrôle et que les hommes aient conscience que ce n’est pas le moment de faire n’importe quoi, parce que s’ils le font, ils risquent d’être sanctionnés…

C’est quoi une situation d’exception ?

L’Etat d’urgence est une situation d’exception. Cela veut dire qu’on sort du cadre ordinaire de la vie institutionnelle et de la vie normale du pays, de la liberté qu’ont les gens, dans le cadre du respect des lois du droit commun, du droit ordinaire qui s’applique tous les jours.

En termes plus clairs ?

Autrement dit, l’autorité est motivée par la nécessité d’instaurer une situation qui permet à l’autorité de changer la donne et de disposer de certains pouvoirs qui sont des pouvoirs exceptionnels qui ne sont pas des pouvoirs ordinaires. Quand il y a un péril imminent, des risques de troubles particulièrement à l’ordre public, … en ce moment l’article 69 de la Constitution autorise le président de la République à prendre par décret cette mesure, c’est-à-dire d’installer le pays dans une certaine situation, sur l’ensemble du territoire ou sur une partie du territoire. Ça se traduit par le renforcement des pouvoirs des autorités administratives, la restriction de certaines libertés allant jusqu’à détenir quelqu’un,  mettre quelqu’un dans une situation de résidence,  l’arrêter et le mettre quelque part sur la base de simples suspicions qu’on a de la gravité qu’il représente par rapport à l’ordre.»

Appréciez-vous les vidéos qui circulent dans la toile sur les bavures des forces de l’ordre, hier?

Couvre-feu, veut simplement dire limiter les libertés ordinaires d’aller et de venir dans le temps et dans l’espace pendant un moment défini. Mais cela ne veut pas dire que les policiers vont exercer des violences. Il n’y a aucune loi qui autorise à quelqu’un à délibérément utiliser des violences dans le cadre de l’exercice d’une mission, si ce n’est qu’une violence nécessaire pour maîtriser quelqu’un. Au-delà çà, il n’y en a pas. C’est déplorable qu’il y eut des coups distribués çà et là, et même des formes de comportement qu’on ne comprend pas et qui sont de la légèreté dans un pays qui est dans cette situation. Je crois que tout le monde doit prendre de la hauteur en même temps. Je crois que dans la mise en œuvre, il y a eu un peu de précipitation. Parce que quand on envoie ses hommes pour une mission comme celle-là, on doit les prendre en main au départ pour leur dire ce pour quoi ils sont déployés ? Comment ils doivent se comporter quand ils sont déployés ? Qui ils ont en face ? Les raisons pour lesquelles ils sont là ? Quel est le rôle qu’ils doivent jouer dans le cadre de cet état d’urgence et dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui est là. La question c’est qu’ils puissent dialoguer avec la population. Ils peuvent être rigoureux, mais pas n’importe comment. À donner des coups n’importe comment. C’est très gênant, c’est très déplorable. Il ne fallait çà.

Que préconisez-vous comme solution pour éviter ces bavures ce soir ?

C’est simplement de reprendre la situation en main, ça  c’est aux chefs de le faire. Se critiquer objectivement parce que quand il y a quelque chose qui ne va pas dans une intervention comme celle-là, il faut savoir se critiquer objectivement, ensuite reprendre la situation en main, reprendre les hommes au mur et leur dire ce qu’on attend d’eux. Leurs signifier carrément qu’on n’attend pas d’eux qu’ils se mettent dans des comportements comme ceux-là. C’est ça qu’il faut et organiser l’action, leur donner des instructions précises, claires, nettes et les superviser. Il faut que le dispositif de supervision se déploie en même temps que le dispositif de contrôle et que les hommes aient conscience que ce n’est pas le moment de faire n’importe quoi, parce que s’ils le font, ils risquent d’être sanctionnés…

C’est quoi une situation d’exception ?

L’Etat d’urgence est une situation d’exception. Cela veut dire qu’on sort du cadre ordinaire de la vie institutionnelle et de la vie normale du pays, de la liberté qu’ont les gens, dans le cadre du respect des lois du droit commun, du droit ordinaire qui s’applique tous les jours.

En termes plus clairs ?

Autrement dit, l’autorité est motivée par la nécessité d’instaurer une situation qui permet à l’autorité de changer la donne et de disposer de certains pouvoirs qui sont des pouvoirs exceptionnels qui ne sont pas des pouvoirs ordinaires. Quand il y a un péril imminent, des risques de troubles particulièrement à l’ordre public, … en ce moment l’article 69 de la Constitution autorise le président de la République à prendre par décret cette mesure, c’est-à-dire d’installer le pays dans une certaine situation, sur l’ensemble du territoire ou sur une partie du territoire. Ça se traduit par le renforcement des pouvoirs des autorités administratives, la restriction de certaines libertés allant jusqu’à détenir quelqu’un,  mettre quelqu’un dans une situation de résidence,  l’arrêter et le mettre quelque part sur la base de simples suspicions qu’on a de la gravité qu’il représente par rapport à l’ordre.»

Appréciez-vous les vidéos qui circulent dans la toile sur les bavures des forces de l’ordre, hier?

Couvre-feu, veut simplement dire limiter les libertés ordinaires d’aller et de venir dans le temps et dans l’espace pendant un moment défini. Mais cela ne veut pas dire que les policiers vont exercer des violences. Il n’y a aucune loi qui autorise à quelqu’un à délibérément utiliser des violences dans le cadre de l’exercice d’une mission, si ce n’est qu’une violence nécessaire pour maîtriser quelqu’un. Au-delà çà, il n’y en a pas. C’est déplorable qu’il y eut des coups distribués çà et là, et même des formes de comportement qu’on ne comprend pas et qui sont de la légèreté dans un pays qui est dans cette situation. Je crois que tout le monde doit prendre de la hauteur en même temps. Je crois que dans la mise en œuvre, il y a eu un peu de précipitation. Parce que quand on envoie ses hommes pour une mission comme celle-là, on doit les prendre en main au départ pour leur dire ce pour quoi ils sont déployés ? Comment ils doivent se comporter quand ils sont déployés ? Qui ils ont en face ? Les raisons pour lesquelles ils sont là ? Quel est le rôle qu’ils doivent jouer dans le cadre de cet état d’urgence et dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui est là. La question c’est qu’ils puissent dialoguer avec la population. Ils peuvent être rigoureux, mais pas n’importe comment. À donner des coups n’importe comment. C’est très gênant, c’est très déplorable. Il ne fallait çà.

 

Que préconisez-vous comme solution pour éviter ces bavures ce soir ?

C’est simplement de reprendre la situation en main, ça  c’est aux chefs de le faire. Se critiquer objectivement parce que quand il y a quelque chose qui ne va pas dans une intervention comme celle-là, il faut savoir se critiquer objectivement, ensuite reprendre la situation en main, reprendre les hommes au mur et leur dire ce qu’on attend d’eux. Leurs signifier carrément qu’on n’attend pas d’eux qu’ils se mettent dans des comportements comme ceux-là. C’est ça qu’il faut et organiser l’action, leur donner des instructions précises, claires, nettes et les superviser. Il faut que le dispositif de supervision se déploie en même temps que le dispositif de contrôle et que les hommes aient conscience que ce n’est pas le moment de faire n’importe quoi, parce que s’ils le font, ils risquent d’être sanctionnés…

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