Chelsea : l’hallucinant comportement de Kepa Arrizabalaga scandalise l’Angleterre

En refusant d’être remplacé dimanche en finale de Carabao Cup contre Manchester City, le portier de Chelsea Kepa Arrizabalaga a vivement irrité son entraîneur Mauzirio Sarri. Si les deux hommes se sont expliqués depuis, l’Angleterre, des tabloïds aux consultants, est sous le choc du comportement de l’Espagnol.

Scène incroyable dimanche après-midi à Wembley. Alors que l’on entrait dans les arrêts de jeu des prolongations de la finale de Carabao Cup entre Chelsea et Manchester City et qu’il venait de se faire soigner par le staff médical de Chelsea, Kepa Arrizabalaga voyait son entraîneur Maurizio Sarri décider de le remplacer par Willy Caballero pour la séance de tirs au but. Mais là, le portier espagnol refusait purement et simplement de céder sa place à son partenaire, se considérant apte à tenir sa place et, surtout, déjugeant son manager. Ce dernier n’appréciait pas du tout et ruminait sa colère et son incompréhension pendant ces quelques minutes de flottement qui paraissaient des heures. Il envoyait même Gianfranco Zola, son adjoint, pour tenter de ramener son gardien à la raison depuis le bord du terrain. Mais rien n’y faisait et l’Ibère, pourtant repris par certains de ses partenaires, dont David Luiz, ne voulait rien entendre. Caballero, par ailleurs plutôt à l’aise dans l’exercice des penaltys, restait bouche bée, avant d’aller se rasseoir.

L’arbitre de la rencontre s’approchait même du banc de touche des Blues pour connaître les tenants et les aboutissants de cette situation des plus cocasses, avant de finalement reprendre la rencontre. Pendant la courte pause précédant la séance de tirs au buts, Antonio Rüdiger devait même s’interposer pour calmer son entraîneur qui souhaitait s’expliquer avec son n° 1… Si Kepa passait tout près de sortir celle de Sergio Agüero et sortait magnifiquement la tentative de Leroy Sané, il ne pouvait empêcher la défaite des siens face aux Citizens de Pep Guardiola (0-0, 4 t. a. b. à 3). En conférence d’après-match, le technicien italien a tenu à désamorcer l’incident. « Il voulait me faire savoir qu’il était en condition pour faire la séance des tirs au but. Il avait raison, mais la façon dont il s’est comporté n’était pas bonne. Mentalement, il était prêt. Je ne l’ai réalisé qu’après le match », a-t-il lancé.

« Mutinerie », « anarchie », « révoltant »
L’ancien pensionnaire de l’Athletic, recruté pour près de 80 M€ en août dernier, a pour sa part publié un message pour présenter ses excuses. « Tout d’abord, je regrette la façon dont la fin du match a été perçue. Je n’ai jamais eu l’intention de désobéir à l’entraîneur ou à l’une de ses décisions. Je pense que tout a été mal compris dans le feu de l’action lors de la dernière partie d’un match pour un titre. (…) J’ai un grand respect pour l’entraîneur et son autorité », a-t-il indiqué. Mais forcément, ce lundi, au lieu d’évoquer le contenu du match, toute l’Angleterre ne parle que de ce fait de jeu surréaliste il est vrai. La presse, d’abord, se régale. « La mutinerie du gardien de Sarri », titre le Daily Express. Le Daily Mirror est plus sobre mais tout aussi choqué : « révoltant ». « Mutinerie », « embarras » (Times), « anarchie » (Guardian) : on est loin du vocabulaire habituellement utilisé pour les résumés de matches…

Les consultants, eux aussi, sont interloqués. « Le comportement de Kepa est une honte. (…) Il ne devrait plus jamais jouer pour Chelsea. (…) Je me sens désolé pour Sarri », explique Chris Sutton, ancien joueur du club londonien, dans les colonnes du Daily Mail. Interrogés sur le sujet sur le plateau de Match of the Day sur la BBC, Alan Shearer et Ruud Gullit n’ont pas cru aux explications de Sarri. « Je ne crois pas que c’était un malentendu. Il voulait le sortir pour une bonne raison. Il a refusé et il a ruiné son autorité », a confié l’Anglais, repris par le Néerlandais. « C’est une explication politique pour calmer les médias dans les prochains jours. Mais tout le monde sait ce qui s’est passé. Sa manière de réagir sur la touche en dit long », a-t-il lâché. Alors qu’il est sur un siège éjectable depuis plusieurs jours déjà pour des résultats en berne et un style de jeu critiqué, Maurizio Sarri se retrouve désavoué et encore un peu plus fragilisé par cet épisode hallucinant. Combien de temps tiendra-t-il encore ?

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