Colombie : le candidat de droite Ivan Duque, opposant à l’accord avec les Farc, élu président

Ivan Duque, le candidat de la droite qui souhaite remettre en cause l’accord de paix avec les Farc, a remporté dimanche l’élection présidentielle colombienne avec près de 54 % des voix.
Ivan Duque, 41 ans, est devenu le plus jeune président de Colombie depuis 1872. Le candidat du Centre démocratique (CD, droite) a remporté dimanche 17 juin l’élection présidentielle. Sa victoire de nature à rassurer les milieux d’affaires, mais elle met en question l’accord de paix historique conclu avec les rebelles marxistes. Voici sa réaction à l’annonce des résultats dimanche soir :
Après dépouillement de 98,2 % des bulletins de vote, Ivan Duque a remporté 53,9 % des suffrages et succède à Juan Manuel Santos, qui ne pouvait se représenter. Gustavo Petro, qui avait campagne sur un changement du modèle économique de la Colombie, a obtenu 41,8 % des voix.

Dauphin du populaire ex-président Álvaro Uribe (2002-2010), farouche opposant à l’accord avec les ex-guerilleros des Farc, Ivan Duque a promis de modifier ce texte selon lui trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros. Il entend réviser l’accord de paix pour envoyer en prison les chefs Farc coupables de crimes graves et leur barrer l’accès au Parlement.

Novice en politique avec un seul mandat comme sénateur, l’avocat et économiste Ivan Duque se défend d’être la “marionnette” d’Álvaro Uribe. Défendant la liberté d’entreprendre pour relancer la quatrième économie d’Amérique latine, il a répété vouloir “tourner les pages de la corruption, de la politique politicienne, du clientélisme”.

IVAN DUQUE VEUT “TOURNER LA PAGE DE LA CORRUPTION ET DU CLIENTÉLISME”Gustavo Petro, un ancien guérillero du mouvement M-19 âgé de 58 ans, avait promis de redistribuer la terre aux pauvres et d’éliminer progressivement les énergies fossiles. Certains commentateurs l’ont comparé à l’ancien président socialiste vénézuélien Hugo Chavez. “Petro a remporté plus de voix que je ne l’avais espéré. Cela fait peur parce que cela dit qu’une grande partie du pays veut le socialisme”, commente Roque Diaz, 77 ans, un politique à la retraite.

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