Coupe du Monde 2018 : tout ce qu’il faut savoir sur l’Arabie Saoudite

La Coupe du Monde se rapproche à grands pas. Foot Mercato en profite pour faire la présentation des 32 nations participantes. Aujourd’hui, nous vous dressons le portrait de l’Arabie Saoudite.

Après 12 ans d’abstinence, l’Arabie Saoudite fait son retour en Coupe du Monde. Nation majeure de la péninsule arabique, le pays possède également l’une des équipes les plus fortes historiquement du continent asiatique. La logique voulait qu’il soit à nouveau présent pour la grande messe du football mondial.

Un retour en Coupe du Monde après 12 ans d’absence

La qualification a été acquise dans une certaine difficulté tout de même. Vainqueurs de sa poule lors du 2e tour de qualification avec notamment deux roustes face au Timor Oriental (7-0 puis 10-0), les Faucons ont eu plus de mal durant le 3e tour. Opposés aux Émirats Arabes Unis, au Japon ou encore à l’Australie, ils ont terminé 2es du groupe après un finish renversant.

Bien lancée dans ces qualifications, la 63e nation au classement FIFA a subi deux revers consécutifs face aux Socceroos et aux EAU qui ont tout remis en cause. C’est lors de l’ultime rencontre que l’Arabie Saoudite a validé son ticket. Un mine sous la barre de Kawashima signée Fahad Al Muwallad a suffi pour battre les Japonais 1-0 et faire exploser de joie les 60 000 personnes de King Abdullah Sports City de Jeddah. Cette victoire face au leader fut synonyme de qualification directe, aux dépens de l’Autralie, qui a dû passer par les barrages. Après 1994 (où l’Arabie Saoudite a atteint les 8es de finale), 1998, 2002 et 2006, voilà le pays présent pour sa 5e Coupe du Monde.

Une ambition toute relative

Tombés dans le groupe A avec la Russie, le voisin égyptien et l’Uruguay, les Faucons auraient pu connaître de plus féroces adversaires mais sauf surprise, la qualification pour les 8es de finale semble compliquée. Ils pourront toujours tenter de bien figurer et d’éviter de prendre des corrections comme face à la France en 1998 (4-0) ou l’Allemagne en 2002 (8-0). Lors de sa dernière participation en 2006, l’Arabie Saoudite avait réussi à grappiller un petit point face à la Tunisie (2-2) avant de sombrer face à l’Ukraine (4-0), puis de tenir la dragée haute à l’Espagne (défaite 1-0). Les Verts, entraînés par l’Argentin Juan Antonio Pizzi (vainqueur de la Copa America avec le Chili en 2016), restent tout de même sur deux mauvaises Coupe d’Asie avec des éliminations dès le premier tour en 2011 et 2015. Les derniers matches amicaux n’ont pas de quoi rassurer non plus avec des lourdes défaites face à l’Irak 4-1 et la Belgique 4-0, et un nul contre l’Ukraine 1-1.

La belle génération des années 90 a pris sa retraite depuis longtemps mais la nouvelle peine encore à s’imposer. Il faudra tout de même garder un œil sur l’attaquant Mohammad al-Sahlawi. Il évolue au pays, au club Al-Nasr de Riyad, comme l’ensemble de ses partenaires. Sauf que la donne a changé cet hiver. En échange d’accords économiques entre la Ligue de Football Professionnel espagnole, la General Sports Authority et la Fédération Saoudienne de Football, des joueurs professionnels et quelques espoirs du pays ont rejoint des formations de Liga et de Segunda Division. Si les effets de ce partenariat ne seront sans doute pas encore visibles cet été en Russie, l’Arabie Saoudite compte bien faire progresser ses joueurs en leur faisant côtoyer des championnats européens.

Le joueur clé : Mohammad al-Sahlawi

Véloce et mobile, l’attaquant est la bonne surprise des Faucons durant cette campagne. Il a tout de même marqué à 16 reprises (dont 8 sur la double confrontation face au Timor Oriental !), devenant au passage le meilleur buteur de ces qualifications au Mondial, à égalité avec le Polonais Robert Lewandowski. A déjà 31 ans, l’attaquant d’Al-Nasr s’apprête à disputer sa première Coupe du Monde dans une dynamique positive. Si ses références ne sont pas nombreuses, il sera tout de même à surveiller, car principale arme offensive de son équipe avec ses 26 buts en 33 sélections. Un peu comme ses coéquipiers partis s’aguerrir en Espagne, il s’est entraîné pendant trois semaines au mois d’avril avec le Manchester United de José Mourinho. Là encore, il s’agissait d’un accord commercial entre les Red Devils et l’état du Golfe persique.

Le sélectionneur : Juan Antonio Pizzi

Le sélectionneur argentin de 49 ans est tout heureux de se retrouver là. Nommé en novembre dernier alors que l’Arabie Saoudite était déjà qualifiée, il avait échoué avec le Chili durant les éliminatoires sud-américains et a donc été viré. Pourtant, il avait remporté la Copa América en 2016 avec la Roja. À la tête des Faucons, Pizzi a encore du mal à aligner les résultats intéressants. La tâche n’est évidemment pas simple puisqu’il reprend une équipe en cours de route et que la fédération vient compliquer les choses. Alors que le Néerlandais Bert van Marwijk a guidé le pays vers la Coupe du Monde, il a démissionné juste après en septembre dernier. Edgardo Bauza a pris la suite pour moins de deux mois… Les deux hommes ont chacun évoqué des divergences avec la fédération.

La pré-liste des 28 :

Gardiens : Assaf Al-Qarni (Ittihad FC), Mohammed Al-Owais (Al Ahli SC), Yasser Al-Mosailem (Al Ahli SC), Abdullah Al-Mayouf (Al-Hilal)

Défenseurs : Mansoor Al-Harbi (Al Ahli SC), Yasser Al-Shahrani (Al-Hilal), Mohammed Al-Breik (Al-Hilal), Saeed Al-Mowalad (Al Ahli SC), Motaz Hawsawi (Al Ahli SC), Osama Hawsawi (Al Ahli SC), Omar Hawsawi (Al-Nasr), Mohammed Jahfali (Al-Hilal), Ali Al-Bulaihi (Al-Fateh SC)

Milieux : Abdullah Al-Khaibari (Al-Shabab), Abdulmalek Al-Khaibri (Al-Hilal), Abdullah Otayf (Al-Hilal), Taiseer Al-Jassim (Al Ahli SC), Houssain Al-Mogahwi (Al Ahli SC), Salman Al-Faraj (Al-Hilal), Nawaf Al-Abed (Al-Hilal), Mohamed Kanno (Al-Hilal), Hattan Bahebri (Al-Shabab), Mohammed Al-Kwikbi (Al-Ettifaq), Salem Al-Dawsari (Villarreal, ESP), Yahya Al-Shehri (Léganes, ESP)

Attaquants : Fahad Al-Muwallad (Levante, ESP), Mohammad Al-Sahlawi (Al-Nasr), Muhannad Assiri (Al Ahli SC)

Le programme de l’Arabie Saoudite dans le groupe A :

Russie – Arabie Saoudite, le 14 juin à 17 heures sur TF1 et beIN Sports.

Uruguay – Arabie Saoudite, le 20 juin à 17h sur beIN Sports.

Arabie Saoudite – Egypte, le 25 juin à 16h sur beIN Sports

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