Deuil national vendredi pour 17 soldats tués par Boko Haram

Des soldats de la 21e Brigade d’infanterie motorisée patrouillent dans les rues de Buea, région du Sud-Ouest du Cameroun, le 26 avril 2018.

Yaoundé, Cameroun | AFP | mardi 18/06/2019 – 12:24 UTC+2 | 317 mots Le Cameroun observera vendredi une journée de deuil national décrétée par la président Paul Biya pour saluer la mémoire de 17 soldats tués récemment dans le nord du pays, dans une attaque de jihadistes de Boko Haram.

« Un deuil national est déclaré pour la journée du vendredi 21 juin en mémoire des 17 militaires morts en mission commandée dans une attaque perfide du groupe terroriste Boko Haram contre (un) poste avancé de Darak (extrême-nord), dans la nuit du dimanche 9 juin au lundi 10 juin », a écrit M. Biya dans un décret signé lundi.

« Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Cameroun à l’étranger « , a-t-il ajouté.
https://twitter.com/PR_Paul_BIYA/status/1140710496536006656
Dans la nuit du 9 au 10 juin, « plus de 300 combattants (de) Boko Haram, lourdement armés, ont attaqué la localité de Darak « , avait affirmé le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo dans un communiqué daté du 12 juin. Selon lui, 16 militaires et 8 civils ont trouvé la mort lors de cette attaque. Selon la même source, « 64 jihadistes » ont été tués durant la « riposte » de l’armée.

Des sources sécuritaires de la région avaient, pour leur part, fait état de 37 morts, dont 21 militaires et 16 civils.

Des soldats camerounais patrouillent le lac Tchad le 1er mars 2013 près de Darak, près de la frontière nigériane.

37 morts après une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram
Bien qu’affaibli, le groupe Boko Haram reste très actif dans la région de l’extrême-nord du Cameroun, frontalière du Nigeria. Dans l’ouest, le Cameroun est confronté à un violent conflit armé opposant forces armées et séparatistes anglophones.

Dans les quatre pays du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), Boko Haram commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l’ordre et des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2009, et 1,8 million d’autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

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