Deux enseignants enlevés dans le nord retrouvés morts

Deux enseignants burkinabè, enlevés le lundi 11 mars, ont été retrouvés morts à Koutoukou dans une région du nord du Burkina Faso, a annoncé mercredi le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro.

« J’ai le profond regret d’annoncer l’assassinat le lundi 18 mars 2019 à Koutoukou, des enseignants Judicaël Ouédraogo et Al-Hassane Cheickna Sana », écrit M. Ouaro dans un communiqué.

Les deux enseignants avaient été « enlevés le lundi 11 mars sur l’axe Djibo – Kongoussi, par des individus armés », a-t-il rappelé.

Les corps « ont été inhumés ce mardi 19 mars, à Koutoukou, par les populations » en présence des forces de défense et de sécurité, compte tenu des circonstances de leur décès, a ajouté le ministre.

La scène d’un attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)

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Selon une source sécuritaire, jointe par l’AFP, « les corps des enseignants ont été retrouvés par des habitants de Koutoukou, qui ont alerté les forces de l’ordre ».

« Les deux corps portaient des impacts de balles et les constats ont révélés qu’ils avaient été exécutés quelques heures avant leur découverte », a expliqué cette même source.

« Les recherches sont toujours en cours pour retrouver les responsables », a précisé cet officier.

En proie, depuis quatre ans, à des attaques terroristes, de plus en plus régulières et meurtrières, le Burkina Faso est également confronté à une multiplication d’enlèvements.

Un prêtre burkinabè a été enlevé dimanche dernier près de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, dans la région du nord du Burkina Faso, frontalière du Mali.

Plusieurs ressortissants étrangers ont également été enlevés ces derniers mois au Burkina.

Un Italien Lucas Tacchetto, 30 ans, originaire de Venise, et sa compagne canadienne Edith Blais, 34 ans, sont portés disparus depuis mi-décembre alors qu’ils devaient faire la route entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.

Le couple était parti, par la route, d’Europe vers l’Afrique de l’Ouest, selon les médias locaux.

En septembre 2018, un Indien et un Sud-Africain travaillant également dans le secteur minier ont été enlevés sur la mine d’or d’Inata au Nord-Ouest.

En janvier 2016, un couple australien, Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn, qui dirigeaient une clinique depuis de nombreuses années, ont été enlevés à Djibo.

L’épouse Jocelyn avait été libérée après un an de captivité, mais son époux Kenneth Elliot demeure captif.

Un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord), est toujours détenu par des djihadistes depuis son enlèvement en avril 2015.

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