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Dialogue national : dernière chance pour Khalifa Sall et Karim Wade

De Soham El Wardini à Aïda Mbodj en passant par Oumar Sarr ou encore Mamadou Diop Decroix, plusieurs appels du pied en faveur de Khalifa Sall ou encore Karim Wade ont été lancés hier au président de la République.

Absents les plus en vus au dialogue national dont l’ouverture a été officiellement actée ce mardi 28 mai, ces derniers sont rappelés au bon souvenir de Macky Sall. Et il est vraisemblable que cette médiation soit celle de la dernière chance pour ces adversaires politiques que le chef d’État n’excluait pas de décharger de certains de leurs fardeaux une fois sa réélection acquise.

Présent au palais présidentiel, en dépit de la consigne de boycott émise lundi par le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais, son lieutenant Oumar Sarr plaide en faveur de la libération de l’ancien maire de Dakar et souhaite qu’il soit mis un terme à l’exil doré de Karim Wade, notamment par amnistie. Disant assumer pleinement sa participation à la concertation et rappelant que le dialogue de 2016 avait abouti à la libération de Wade fils, le secrétaire général national adjoint du Parti démocratique sénégalais pose ses conditions. “Nous souhaitons que le dialogue de 2019 aboutisse à la libération de Khalifa Sall et le retour de Karim Wade au bercail’’, a-t-il laissé entendre.

Assurant la succession de Khalifa Ababacar Sall, Soham El Wardini n’a pas manqué de faire allusion à son prédécesseur. Toujours pour inviter le chef de l’État à œuvrer en faveur de son élargissement en vue de décrisper la situation. Coordonnateur du Front de résistance nationale (Frn), Mamadou Diop Decroix n’en demande pas moins. À ses yeux, la détention de l’ancien maire de Dakar assortie à l’exil prolongé de Karim Wade et aux conditions dans lesquelles a été organisée l’élection présidentielle du 24 février 2019 avec l’élimination d’une vingtaine de candidatures significatives représentent des facteurs substantiels de persistance de la crise de confiance entre pouvoir et opposition. “Le nouveau processus électoral est cahotique, en lieu et place d’un dialogue  politique un unilatéralisme décisionnel a toujours prévalu. Il y a eu des centaines d’arrestations politiques et plusieurs emprisonnements. La stabilité et la paix ne sont pas assurées par ceux qui gouvernent », déplore Decroix. Fort de ce constat, il invite le chef de l’État à mettre en place des voies et moyens pour que règnent la paix et la sécurité.

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