Domaine foncier de la commune de Louga : la dilapidation et la spéculation inquiètent les populations de la capitale du Ndiambour

Où sont les natifs de Louga qui s’arrogeaient depuis des années le droit de défendre bec et ongles le domaine foncier de la capitale du Ndiambour agressé aujourd’hui de tous bords et qui n’en parlent même plus bien que la situation soit devenue pire ?
C’est la lancinante question qui taraude l’esprit des Lougatois qui assistent impuissants à la dilapidation et à la spéculation des espaces fonciers du périmètre communal de leur ville qui étaient sensés être réservés à des infrastructures sociales, à des édifices d’intérêt public et à des espaces verts, entre autres.

Ces espaces, censés être réservés à des infrastructures sociales, à des édifices d’intérêt public et des espaces verts entre autres, sont aujourd’hui agressés de partout par des constructions d’immeubles à usage d’habitation et de magasins à usage commercial. Ces constructions sont le fait de personnes supposées disposer de documents de propriétés en bonne et due forme leur permettant ainsi d’investir des millions de francs sans être inquiétés.

Qu’est devenu d’ailleurs le collectif qui s’était constitué pour la défense du domaine foncier de Louga ? Aphone et inerte !!! Ce collectif a cessé toute activité allant dans ce sens depuis longtemps comme s’il avait démissionné face à l’objectif qu’il s’était fixé.

Ce en dépit des dénonciations de ses membres à l’encontre des services techniques et des autorités administratives locales accusées à tort ou à raison d’être à l’origine de la spéculation foncière à Louga.

Qu’est devenue également la commission municipale créée par le maire M. Moustapha Diop, lors d’une session budgétaire présidée par le conseiller municipal Ibrahima Diop et qui avait pour mission de prendre langue avec les services techniques concernés pour enclencher une enquête en vue de faire le point sur la situation.

Partant, la commission devait apporter ainsi des éclairages sur tous les espaces conflictuels pour ne pas dire les parcelles litigieuses. En tout cas, selon certaines indiscrétions, des membres de cette commission comme les sieurs Birahim Tall et Amar Thiam, tous des conseillers municipaux de l’opposition, auraient démissionné.

Finalement, la commission se serait heurtée à des blocages et contraintes qui ne lui auraient pas permis d’accomplir sa mission comme il se devait. Quant à ceux qui prétendaient agir pour défendre les intérêts de la ville et qui finalement ont rangé leurs « armes », ils seraient accusés — sans toutefois que cela soit prouvé —, d’avoir bénéficié chacun d’une parcelle pour « acheter leur silence », ce qui justifierait pour beaucoup de Lougatois la trêve qu’ils observent depuis bientôt un an dans cette lutte.

Quoi qu’il en soit, lors d’une émission radiodiffusée, l’un des membres de ce collectif, M. Abdoul Wahab Cissé, interrogé sur la question n’a pas été clair et a esquivé malgré l’insistance de l’intervieweur. Les émigrés à la base de la spéculation foncière a Louga, un terrain nu bien situé est vendu à plus de dix millions de francs tandis que les autres sont cédés à cinq millions. Ce sont les émigrés qui en sont le plus souvent les acquéreurs, ce qui favorise la spéculation foncière dans la capitale du Ndiambour.

Les parcelles situées dans les lotissements des nouveaux quartiers périphériques sont vendues entre deux et trois millions voire quatre millions de francs, selon leur emplacement géographique, toutes choses qui encouragent la spéculation sur le domaine foncier. C’est ainsi que la ville de Louga, qui a atteint les limites de son périmètre communal, n’est plus capable de satisfaire les nombreuses demandes de parcelles à usage d’habitation de ses habitants.

Ceux qui sont dans les quartiers irréguliers non encore lotis éprouvent, quant à eux, d’énormes difficultés pour faire lotir leurs habitations tandis que d’autres qui sont dans les quartiers régularisés par un lotissement sont confrontés à des difficultés d’obtention de titres de propriété pour leur permettre enfin de viabiliser leurs parcelles.

Un lot de 65 parcelles issues du terrain de l’ISRQ affecté à la municipalité, pour ne pas dire spécifiquement au maire, avait en son temps suscité beaucoup de commentaires et de contestations. Que sont devenues ces parcelles ? Les Lougatois veulent savoir.

Tout cela pour dire qu’à Louga, le domaine foncier communal constitue un enjeu de taille à cause des revenus importants qu’il procure aux uns et aux autres. Beaucoup de spéculateurs se sont enrichis par le biais du domaine foncier de Louga qui est dilapidé sans retenue.

Mbargou Diop, Correspondant permanent à Louga

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