Dopage dans l’athlétisme : accusé de corruption, le Sénégalais Lamine Diack sort du silence

Lamine Diack, ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) attend toujours à Paris son procès pour « corruption active et passive » dans la tentaculaire affaire de dopage d’athlètes russes qui a ébranlé l’athlétisme mondial. Il s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique.

Voilà bientôt quatre ans qu’il est retenu en France contre son gré. Interpellé en novembre 2015 alors qu’il était de passage à Paris, Lamine Diack, ex-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015 et membre du Comité international olympique (CIO), n’en est jamais reparti.

Avec son fils Papa Massata, ex-consultant marketing à l’IAAF, il est suspecté d’avoir été au cœur d’un vaste système de corruption visant à couvrir des cas de dopage d’athlètes russes en échange de pots-de-vin. Une affaire tentaculaire qui a ébranlé le sport mondial et qui lui vaudra d’être jugé dans quelques mois au tribunal correctionnel de Paris pour « corruption active et passive », « blanchiment en bande organisée » ou encore « abus de confiance ».

« Je vais enfin pouvoir m’expliquer »

Avant de prendre place dans le box des accusés, l’ancienne gloire du sport sénégalais a décidé de rompre le silence. Fin juin, il s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique dans les bureaux parisiens de son avocat. « Vivement ce procès, je vais enfin pouvoir m’expliquer », lâche-t-il.

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