Energie: les ministres de l’environnement du G20 misent sur l’hydrogène

Réunis à Karuizawa au Japon, les ministres de l’Environnement du G20 ont
décidé d’accroître leur coopération pour faire de l’hydrogène un outil clé pour la transition énergetique car il permet de stocker et de restituer de l’électricité. Avant le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20 à Osaka à la fin juin, les ministres de l’Environnement sont parvenus aussi à un accord de réduction des déchets plastiques en milieu marin.

Les ministres de l’Environnement du G20 -qui représentent 70% des émissions de gaz à effet de serre- estiment qu’à terme l’hydrogène peut détrôner le pétrole. Des entreprises du raffinage, de la chimie, des transports automobiles et ferroviaires l’utilisent déjà. Le Japon et l’Union européenne ont décidé de coopérer pour accélérer les technologies d’exploitation de l’hydrogène. Encore faut-il assurer le développement des infrastructures nécessaires et prendre des mesures afin de réduire les coûts de son utilisation.

L’hydrogène produit à partir d’énergies vertes reste cher. Mais les coûts de production pourraient diminuer de 30% d’ici à 2030 grâce à la baisse des prix des énergies renouvelables et à un changement d’échelle de la production d’hydrogène, selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

De l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables représente une opportunité considérable pour les pays en développement. Car c’est surtout au Sud que l’énergie primaire tirée des fermes éoliennes et solaires est la plus rentable. Pour l’heure, l’hydrogène est presque intégralement produit à partir du gaz et du charbon.

Les ministres de l’Environnement du G20 se sont encore engagés à réduire la pollution plastique en milieu marin. En concevant des règles non contraignantes pour tous, y compris les pays en développement. Pour Greenpeace, ce n’est qu’un premier pas. Seulement 9% des plastiques produits sont recyclés.

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