Ethiopian Airlines rejette toute erreur du pilote dans le crash du 737 MAX

Le patron d’Ethiopian Airlines a rejetté lundi toute erreur du pilote dans le crash d’un de ses Boeing 737 MAX en mars et jugé que les accusations d’un parlementaire américain étaient « mal informées ».

Lors d’une audition le mois dernier à la Chambre des représentants, le républicain Sam Graves a affirmé que les « faits » conclus des enquêtes sur les récents crashs de Boeing 737 MAX en Ethiopie comme en Indonésie montraient « qu’une erreur du pilote constituait un facteur pour ces accidents mortels ».

Le représentant américain a aussi assuré que « des pilotes entraînés aux Etats-Unis auraient réussi à gérer la situation » dans ces deux cas.

Mais dans une interview diffusée lundi par la BBC, le directeur général d’Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam, a jugé que ces critiques étaient « très mal informées » et que M. Graves ne disposait pas lui même « des faits ».
Boeing 737 MAX de Southwest Airlines stationnés sur le tarmac à l’aéroport de logistique sud-californien de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.

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« Les gens qui font ce genre de commentaires devraient se demander, +Pourquoi donc ont-ils cloué au sol 380 avions dans le monde ?+, les faits parlent d’eux-mêmes », a jugé le patron de la compagnie éthiopienne.

Les modèles court et moyen-courrier de Boeing 737 MAX sont cloués au sol, après le crash du vol 702 d’Ethiopian Airlines en mars. Cette catastrophe, qui a fait 157 morts, a suscité l’inquiétude sur système anti-décrochage MCAS qui a été mis en cause.

Ce système suscitait déjà des doutes chez des pilotes depuis un premier accident d’un 737 MAX, celui de la compagnie Lion Air en octobre 2018 qui avait fait 189 morts en Indonésie en octobre 2018.
L’avion d’Ethiopian Airlines baptisé « l’oiseau de la paix » effectue le premier vol entre l’Ethiopie et l’Erythrée après plusieurs années de conflit entre les deux pays voisins, 18 juillet 2018. (Twitter/Ethiopian Airlines)

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Boeing travaille à une nouvelle version de ce système anti-décrochage et espère obtenir le feu vert de l’autorité de l’aviation civile américaine (FAA) et des autres régulateurs mondiaux pour pouvoir faire redécoller ses avions.

Une réunion de ces régulateur le mois dernier n’a toutefois pas permis de déterminer quand cet avion pourrait revoler, ce qui complique les plans de vols de nombreuses compagnies aériennes équipées du 737 MAX.

Des révélations sur les liens de proximité entre Boeing et la FAA lors des tests du 737 MAX ont aussi entraîné une certaine défiance de la part du public et de pilotes.

« Nous avons du travail pour gagner et regagner la confiance du public », a déclaré le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, dimanche, à la veille de l’ouverture du salon aéronautique du Bourget en région parisienne.

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