Indonésie: La police se sert d’un serpent pour obtenir des aveux-Vidéo choc

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive sur les réseaux sociaux. Selon la BBC, les policiers en Papouasie se sont servis d’un serpent pour obtenir des aveux sur le vol de téléphones portables.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo a été récemment diffusée. Celle-ci montre un homme soupçonné d’être un pickpocket criant, les mains menottées derrière le dos, et le serpent autour du cou. C’est une scène qui a ému plusieurs internautes qui ont exprimé pour d’aucuns leur mécontentement en voyant le jeune homme dans cet état, rapporte la BBC.

Le présumé voleur hurlait alors qu’un policier l’interrogeait en disant : “Combien de fois as-tu volé des téléphones mobiles ?“. “Juste deux fois“, répond le présumé voleur.

Par la suite, le policier a donné l’impression de vouloir placer le serpent dans la bouche du suspect, et ses collègues se sont mis à rire, comme on peut le voir sur la vidéo dont la date reste méconnue.

Selon le porte-parole de la police, cette méthode d’interrogation semble porter des fruits : “Lorsque le suspect a été interrogé, il était très difficile d’obtenir ses aveux. L’enquêteur a pris l’initiative de faire venir un serpent qu’il gardait à la maison pour lui faire peur.”

“Le résultat a été positif, et le suspect a avoué avoir pris le téléphone portable de la victime qui se trouvait au poste de police à ce moment-là“, ajoute-t-il.

Des avocats et des militants des droits de l’homme ont déclaré que le traitement réservé à cet homme, qui n’avait pas été identifié mais qui serait un Papou indigène, pourrait avoir été motivé par des considérations raciales. Cela reflétait une culture plus large de persécution par les autorités indonésiennes contre les peuples autochtones dans les provinces de Papouasie et de Papouasie occidentale, ont-ils suggéré.

Confrontés à ces images, la police a d’abord présenté des excuses superficielles, mais a tenté de justifier les actes des policiers, affirmant que le serpent n’était pas venimeux et qu’ils ne l’avaient pas battu.

Mais sous la pression croissante, ils ont annoncé plus tard que l’affaire était en cours d’enquête par l’unité des affaires internes. Si des violations de la loi ou du code de conduite étaient avérées, des mesures seraient prises, a déclaré Ahmad Musthofa Kamal, porte-parole de la police papouane.

Les officiers concernés ont également été mutés de leurs postes.

La vidéo est devenue virale après que Veronica Koman, une avocate spécialisée dans les droits de l’homme spécialisée dans les questions papoues, l’ait partagée sur Twitter. Elle a déclaré au Telegraph que l’interrogatoire était une indication inquiétante de l’attitude de la police sur son patch.

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