Jeunesse: Education et Responsabilités?

 Dans nos sociétés actuelles, les jeunes se montrent de plus en plus désœuvrés et totalement orientés vers la distraction, le divertissement, la passion et le jeu. L’éducation, les études, la quête du savoir et des connaissances semblent sans importances dans leurs yeux. Ils sont totalement hypnotisés par les plaisirs charnels de la jeunesse et de l’adolescence à tel point qu’ils méconnaissent qu’il y’a un avenir à bâtir ; une société qui comptent sur eux ; une nation et un pays qui ont besoin de leur force, de leur savoir et de leur savoir-faire; un continent et un monde qui feront appel de leur intelligence et de leur expertise dans l’avenir.
La vie, c’est une perpétuelle construction et de déconstruction qui se répète au fil des âges et des générations. Chaque génération se doit être dans l’obligation de continuer le travail de construction de la génération qui la précède mais aussi elle doit rectifier et corriger leurs erreurs. Pour cela, il n’est pas demandé à une génération d’être tout simplement l’héritière de celle venue avant elle, mais elle doit aussi perfectionner, améliorer et sophistiquer cet héritage. Il faut donc à chaque génération de connaître son histoire, son passé et son présent avant de se lancer dans la construction d’un avenir qui repose sur la connaissance, le savoir, l’intelligence, le respect et la vertu. Chaque génération doit être consciente de son rôle et de sa fonction plus que tôt possible.
Une société, une nation, un pays pour se développer, se maintenir et se conserver a besoin de ses jeunes populations saines, instruites, ambitieuses et entreprenantes. Les jeunes sont indispensables pour le développement et l’émergence de leur patrie. Ils sont incontournables pour la défense d’une nation, pour sa sécurité et son intégrité. C’est une vérité évidente et certaine. Il suffit juste de jeter un regard sur nos armées, nos polices, nos gendarmeries, nos équipes sportives, nos étudiants, nos enseignants, nos marchands ambulants et tous les secteurs de survie d’un ETAT afin de s’apercevoir que c’est composé essentiellement de jeunes mais pas de tous les jeunes.
L’enseignement, l’éducation sont destinés dans beaucoup de pays, aujourd’hui comme depuis longtemps aux jeunes et aux adolescents. Ce sont en effet pour ces derniers que les pays dépensent d’énormes sommes d’argent dans la construction d’écoles, dans l’édification de collèges et de lycées mais aussi d’universités et de centres de formations professionnelles parce que c’est un jeune qu’on peut reformer , c’est sur lui qu’on peut construire un système et une idéologie et c’est aussi sur lui qu’on peut bâtir , consolider et conserver un ETAT, une nation ou un pays
Dans un pays, l’existence d’une génération de jeunes très éprise des valeurs de paix, de conscience collective, de solidarité et de visions futuristes est primordiale. Cette condition favorise non seulement la cohésion au sein d’un ETAT, la confiance à ses gouvernants mais aussi et l’assurance d’un avenir prometteur. Une jeunesse active et entreprenante fait la différence entre les pays et les sociétés. Le constat se fait sans peine, il suffit juste de comparaitre la jeunesse des pays développés et celle des pays déshéritent.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de jeter l’anathème ou le blâme sur le régime. Il faut aujourd’hui engager le futur en se dégageant dès à présent des conditions structurelles qui ont rendu difficiles sinon impossibles les choix hardis et nécessaires que nous devons assumer.
Cela nous le devons à nos enfants. Nous savons quelles sont ces conditions. Nous devons maintenant les confronter pour briser l’impasse qu’elles nous imposent. Cette détermination à poser les actes nécessaires pour en sortir, cet élan collectif pour faire face ensemble comme un seul homme, ce courage pour entreprendre de la traversée vers l’autre rive, c’est la rupture. 2019 nous en offre l’occasion.

 

L’engagement citoyen ne s’oppose pas à l’engagement politique bien au contraire, il en constitue le fondement. Tout engagement politique qui n’est pas fondé sur un engagement citoyen est un risque pour la République et pour la bonne gouvernance. Car il ne serait dicté que par des intérêts personnels, corporatistes en porte faux avec les valeurs de la République
S’il nous arrive de réclamer des responsabilités, cela doit se faire avec de la discipline et doit être motivé par une volonté de mieux servir le pays, et non pour occuper des postes de sinécure et jouir des avantages qui en résultent.

Plus que des citoyens, nous sommes des républicains. C’est pourquoi nous devons être nous jeunesses au point du combat pour la sauvegarde de notre république qui exclut tout tripatouillage de notre constitution qui doit être sacrée au-delà de toutes les convoitises politiques.

Le combat pour la démocratie qui est le cadre d’expression par excellence de la citoyenneté, doit être le combat de tous les Sénégalais, mais plus particulièrement le combat des jeunes.

Ce pays est le nôtre nous avons l’obligation citoyenne de le sauvegarder au-delà de toutes nos différences voir de nos divergences politiques et idéologiques.

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