Jeux de Rio : un gouverneur reconnaît devant la justice brésilienne le versement d’un pot-de-vin à Lamine Diack

Sergio Cabral, ancien gouverneur de Rio, a reconnu, jeudi, devant la justice brésilienne que des pots-de-vin avaient été versés à Lamine Diack, alors dirigeant de la Fédération internationale d’athlétisme, pour obtenir l’organisation des Jeux.

Ancien gouverneur de Rio de Janeiro, actuellement en prison pour différentes affaires de corruption, Sergio Cabral a fait de nouvelles révélations jeudi devant le juge Marcelo Bretas. L’homme politique brésilien a reconnu le versement de pots-de-vin pour obtenir l’organisation des JO 2016. Cabral cite ainsi Lamine Diack, alors président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), corrompu pour obtenir neuf voix dans le processus de vote, en 2009, contre le versement de 2 millions de dollars (1,77 millions d’euros). 

Diack encore au centre des soupçons 
Déjà poursuivi par la justice française, avec son fils Papa Massata Diack, qui les soupçonne d’être au coeur d’un système de corruption pour couvrir des cas de dopage d’athlètes russes, Lamine Diack aurait d’abord promis six voix à Rio pour 1,5 millions de dollars, avant d’en vendre de nouvelles pour 500 000 dollars supplémentaires, selon les propos de Cabral à la justice brésilienne. 

Lamine Diack est également au centre d’une autre enquête en France, à l’encontre de Tsunekazu Takeda, président du comité olympique japonais et maître d’oeuvre des JO de Tokyo, mis en examen pour corruption active pour l’obtention des JO 2020. 

Cabral, conseillé par de nouveaux avocats qui espèrent obtenir un allègement de sa peine, a aussi accusé Carlos Nuzman, alors président du Comité olympique brésilien, d’être au courant de ce versement de pots-de-vin : « Nuzman est venu me voir pour me dire qu’il voulait me parler du président de l’IAAF, Lamine Diack, une personne ouverte pour recevoir des pots-de-vin. Je lui ai demandé quelles seraient nos garanties. Il m’a répondu que traditionnellement, Diack vend 4, 5 ou 6 voix. Il y avait un risque qu’on ne passe pas au second tour du vote. » 

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