La FIFA veut créer sa propre banque mondiale pour contrôler les transferts

La FIFA réfléchit à différentes réformes pour rendre les mouvements financiers liés au football plus transparents. Ainsi, une banque mondiale qui régirait tous les transferts est à l’étude, tout comme un logiciel permettant d’évaluer la valeur d’un joueur.
Voilà une sacrée réforme que veut mettre en place la FIFA. Sans doute lassée par les innombrables révélations d’affaires d’argent sale et de commissions obscures qui empoisonnent le football depuis de trop nombreuses années, l’institution souhaite créer sa propre banque mondiale. Cette dernière serait mise en place afin de réguler, organiser et tracer les transferts. Outre les réorganisations de la Coupe du Monde et de la Coupe du Monde des Clubs, Gianni Infantino fait de la transparence de ce sport son principal cheval de bataille.

Une banque mondiale par laquelle passeraient tous les transferts
Dans les faits, cette banque mondiale tiendrait un rôle considérable. Elle recevrait l’argent des transferts, le rétribuerait au(x) club(s) concerné(s), réglerait les différentes commissions aux agents, les droits de formation tout en vérifiant la légalité des opérations. Elle pourrait également contrôler la conformité des représentants et des transferts de joueurs mineurs. Ce dernier point est aussi entré dans le viseur de la FIFA depuis quelque temps, après de nombreux signalements.

« Nous travaillons très consciencieusement sur un nouveau système de transferts de joueurs au niveau international. Le président Infantino est préoccupé par plusieurs problèmes » note Emilio García Silvero, directeur juridique de la FIFA lors du World Soccer Congress (tables rondes où différents acteurs réfléchissent à l’évolution du football), qui se tenait à Barcelone ces deux derniers jours. Il explique également le fonctionnement de cette banque mondiale dans des propos rapportés par le média généraliste espagnol ABC.

Les agents et les transferts surévalués dans le collimateur de la FIFA
« Nous avons l’intention de rendre transparents les commissions, l’argent qui est versé aux agents et la manière dont ils sont payés. La FIFA travaille sur un projet appelé « cleaning house » (littéralement « maison de nettoyage », ndlr), qui est une sorte de banque, institution ou société qui canaliserait tout l’argent. Cette entreprise vérifiera que tout est correct avant de payer les montants aux représentants et aux clubs » appuie Silvero, qui estime que près de 400 M€ « disparaissent » chaque année dans les méandres du système.

Après l’instauration du fair-play financier et en plus de cette institution centralisatrice, la FIFA veut limiter les affaires de corruption dans le monde des agents. Elle réfléchit à une nouvelle harmonisation des règles. « Il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons discuter. De nouvelles règles pour les agents, garantissant l’absence de conflit d’intérêts dans un transfert », précise même le col blanc de la FIFA. Enfin, l’instance souhaite évaluer le prix des joueurs même s’il « est difficile de quantifier leur valeur » afin d’éviter les surfacturations et les arrangements entre clubs.

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