La garde à vue du président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, levée

Le président de la Confédération africaine de football (CAF) interpellé jeudi par l’Office anti-corruption de la police judiciaire est ressorti libre de sa garde à vue, a annoncé vendredi le procureur de Marseille.

La Confédération africaine de football (CAF) peut souffler. La garde à vue de son président Ahmad Ahmad a été levée, vendredi 7 juin, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. De quoi apaiser les tensions alors que se profile la CAN-2019 (21 juin-19 juillet) en Égypte.

Ahmad Ahmad avait été interpellé jeudi 6 juin à Paris dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille le 28 mai, notamment pour association de malfaiteurs, corruption, abus de confiance ainsi que faux et usage de faux, a précisé le procureur Xavier Tarabeux.

Ahmad Ahmad se trouvait dans la capitale où il était venu pour le Congrès électif de la Fifa mercredi, juste avant le coup d’envoi du Mondial féminin vendredi au Parc des Princes à Paris.

L’enquête porte sur la rupture par la CAF, peu après sa signature en décembre 2017, d’un contrat avec Puma pour la fourniture d’équipements destinés notamment à habiller les 580 volontaires du Championnat d’Afrique des nations 2018, épreuve réservée aux joueurs africains évoluant sur le continent.

La CAF aurait rompu ce contrat au profit d’une autre société basée en France fournissant elle du matériel Adidas, et ce pour un montant supérieur au contrat initial, selon des documents consultés par l’AFP. Cette petite entreprise a son siège à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, ce qui explique la saisie de la juridiction marseillaise, a précisé une source proche du dossier.

Dans cette affaire révélée jeudi, Puma, après cette rupture présumée du contrat de façon unilatérale, « a demandé une compensation de 100 000 dollars, mais la CAF n’a pas payé la somme », a exposé à l’AFP Amr Fahmy, l’ex-secrétaire général de la CAF.

Jeudi, la Fifa s’était contentée d’indiquer que le numéro un du foot africain était « interrogé par les autorités françaises » et avait indiqué prendre « note des événements présumés ». La Fédération demandait « aux autorités françaises toute information » qui pourrait intéresser sa « commission d’éthique », la justice interne du football mondial.

Selon des sources concordantes, Ahmad Ahmad est également l’objet d’une enquête de cette commission d’éthique, ouverte notamment suite à une plainte pour « mauvaise gestion » transmise en mars à la justice interne de la Fifa par Amr Fahmy. Ce dernier avait été licencié en avril par la CAF.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.