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La première cargaison d’aide humanitaire de la Croix-Rouge arrive au Venezuela

La Croix-Rouge a pu, pour la première fois mardi, faire entrer de l’aide humanitaire au Venezuela. Cette cargaison de 24 tonnes de matériel médical et 14 groupes électrogènes est destinée aux hôpitaux qui manquent de tout.

Antibiotiques, groupes électrogènes, seringues : 24 tonnes de matériel médical et 14 groupes électrogènes sont arrivés depuis le Panama au Venezuela mardi 16 avril. Ce matériel doit être distribué à huit hôpitaux et 30 centres médicaux, selon le ministre de la Santé.

Cette aide représente « un grand pas en avant qui permet d’aider les plus vulnérables », a jugé Francesco Rocca, président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui avait annoncé fin mars l’envoi de cette aide destinée « à 650 000 personnes dans un premier temps ».

Les hôpitaux du Venezuela, qui affronte la pire crise de son histoire récente, ont toutes les peines du monde à soigner leurs patients : les antibiotiques manquent, de même que les compresses, les appareils respiratoires ou les traitements destinés aux malades chroniques. Les pannes de courant à répétition plongent les hôpitaux dans le noir et empêchent toute utilisation des appareils de dialyse et des scanners.

Éviter « la politisation »

La Croix-Rouge vénézuélienne veut éviter « la politisation de la réussite » de l’opération humanitaire de mardi, selon les mots de son patron Mario Villarroel. Mais cela parait très difficile, tant l’aide humanitaire est au centre de la bataille politique qui se joue entre le chef de l’État Nicolas Maduro et l’opposant Juan Guaido.

Ce dernier a jugé mardi que cette aide revenait à un « aveu d’échec du régime qui niait l’existence d’une urgence humanitaire il y a quelques semaines encore ». Et d’évoquer « un palliatif pour maîtriser une urgence ». La crise, a-t-il affirmé, ne pourra être résolue qu’une fois que le gouvernement qui se réclame d’Hugo Chavez (1999-2013) aura « cessé d’usurper » le pouvoir.

Le gouvernement vénézuélien a, lui, salué l’arrivée de l’aide humanitaire comme fruit du travail de Nicolas Maduro « pour protéger le peuple vénézuélien » grâce au travail entrepris avec la Croix-Rouge, comme l’a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza.

Selon les Nations unies, un quart des 30 millions de Vénézuéliens ont besoin d’une aide urgente. D’après un rapport de l’organisation, quelque 3,7 millions d’entre eux souffrent de malnutrition, et au moins 22 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique.

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