La SDER retenue pour la fourniture en eau en milieu rural dans le nord

La Société des eaux en milieu rural (SDER) a été retenue, à la suite d’une procédure de sélection par appel d’offres international, pour assurer la fourniture en eau pour près d’un million et demi de personnes vivant dans les campagnes du Nord Sénégal, a appris l’APS.La mission de la SDER concerne aussi bien l’usage pastoral qu’agricole à travers la prise en charge de la gestion administrative, technique et commerciale de plus de 500 systèmes d’alimentation en eau en milieu rural dans les régions du Nord.C’est le 5e contrat du genre de délégation de service public des services d’approvisionnement d’eau potable dans les régions de Saint-Louis, Louga et Matam, après ceux signés pour les régions de Thiès, Diourbel,Tambacounda, Kaolack et Kaffrine avec d’autres sociétés de secteur privé, a expliqué le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam.Il présidait lundi au nouveau siège de son ministère à Diamniadio (Rufisque), la cérémonie de signature du contrat entre la SDER et l’Office des forage ruraux (OFOR) chargé de passer les contrats de gestion avec les opérateurs privés.« La question de l’approvisionnement en eau du monde rural s’est toujours posée avec beaucoup d’acuité et pour y faire face, les différents gouvernements qui se sont succédé ont élaboré plusieurs programmes qui ont donné des résultats appréciables », selon Serigne Mbaye Thiam.Il a relevé que « des disparités persistent toujours entre zones en matière d’accès à une eau suffisante et de qualité répondant aux normes de l’Organisation mondiale de la santé » (OMS).Fort de ce constat, le Gouvernement a ainsi décidé de mettre en œuvre la 2ème phase de la réforme de la gestion des forages en milieu rural pour « assurer aux populations un meilleur service ».A la création des forages ruraux, des comités villageois de gestion des forages furent mis en place en 1980, avant d’être remplacés en 1989 par les associations des usagers des forages ruraux (ASUFOR).Le ministre a rappelé que l’Etat s’était « engagé depuis 1996 avec l’OFOR dans un processus de réforme du sous-secteur de l’hydraulique rural ».

Ce processus « s’inscrit dans une optique d’amélioration de la qualité du service de l’eau potable à travers l’implication du secteur privé national et international par la mise en place de délégations de service public », a-t-il souligné.L’OFOR est une structure autonome de gestion du patrimoine et du contrôle des délégataires de service public sous forme d’un établissement de service public à caractère industriel et commercial. Mis en place en 2014, il a hérité des missions dévolues à l’ancienne direction de l’exploitation et de la maintenance, qui était une structure centrale du ministère de l’Hydraulique.

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