Le Comité laïc de coordination (CLC) n’organisera pas de marche anti-Tshisekedi en RDC

Le Comité laïc de coordination (CLC) a décidé de renoncer aux protestations contre les résultats de la présidentielle en RDC.

Le collectif apolitique a été notamment l’organisateur des manifestations anti-Kabila et avait dénoncé le caractère frauduleux de l’élection présidentielle de décembre.

Le CLC a déclaré à la BBC qu’elle ne soutiendra pas de manifestations contre Félix Tshisekedi après sa prestation de serment la semaine dernière.

Ce collectif a joué un rôle déterminant dans l’organisation des manifestations de masse contre l’ancien président Joseph Kabila, qui a démissionné après 18 ans au pouvoir.

La RDC garde un souvenir amer de cette répression des manifestations anti-Kabila. Une messe a d’ailleurs été célébrée pour les morts de ces marches.

Les noms des 15 personnes tuées pendant la répression des trois marches ont été cités et la mémoire d’autres « disparus » et « victimes anonymes » évoqués.

Les membres des familles des victimes ont été longuement acclamés par l’assistance composée d’un peu plus de cinq cents personnes.

Jonas Thiombela, le chargé de communication du Comité Laïc de Coordination, est notre invité

« La beauté de leur sacrifice et leur sang versé arrosent, aujourd’hui, avec fierté et honneur, l’arbre de notre liberté », a souligné Mgr Édouard Kisonga, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Kinshasa.

Dans son sermon, le prélat a indiqué que les victimes de la répression de ces marches qui réclamaient l’organisation des élections et le départ de Joseph Kabila du pouvoir au terme de son mandat, « ont dénoncé le mal, l’ont combattu et en sont sortis victorieux ».

Les actions du CLC ont contribué à « l’éveil de la conscience populaire », a estimé son président, Isidore Ndaywel.

Au-delà de l’opacité à la base de controverse sur l’absence de la vérité des urnes, les Congolais ont au moins vécu l’expérience inédite de la passation du pouvoir entre un ancien et un nouveau président de la République
, Isidore Ndaywel, Président du CLC
« Par la volonté du peuple, les élections ont eu lieu; par la volonté du peuple, il n’y a pas eu de troisième mandat; par la volonté du peuple, il n’a pas été question du transfert du pouvoir à un dauphin » s’est-il félicité.

Pour le professeur Ndaywel, Ce que le peuple attend désormais du nouveau président de la République « c’est l’instauration d’un véritable État de droit ».

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