Le coup de fil de Abdoulaye Wade à Sonko, un “cadeau empoisonné pour l’inexpérimenté Sonko…”, selon Alcaly B. M. Diouf

“J’ai discuté pendant longtemps avec le président Abdoulaye Wade qui a magnifié le travail abattu par Pastef (…) S’il plait à Dieu, j’irai au Qatar rencontrer le président Abdoulaye Wade pour qu’on discute du Sénégal…“, des révélations de Ousmane Sonko qui n’ont pas manqué de créer une vive polémique du régime en place, comme d’une grande partie de l’opposition qui n’ont pas tardé à profiter de l’occasion pour fusiller le “Patriote”.

Lors d’une entretien avec senego, l’analyste politique et spécialiste en Marketing politique, Alcaly Ben Mohamed Diouf est revenu sur la question. Pour lui, ce coup de fil est un “cadeau empoisonné…“

“Coup de téléphone mortel et au risque de froisser certains libéraux, je le qualifie de cadeau empoisonné pour l’inexpérimenté Sonko qui a un caillou dans le bottillon et a tenté de se dédouaner alors que : ‘qui se justifie s’accuse’…“, analyse Alcaly Diouf.

Il poursuit: “Nonobstant le poids électoral fissuré du Pds, ce parti représente quand même un réservoir de voix recherché car consistant mais instable de par les soubresauts subis, mais Wade est encore aux manettes pour faire perdre Macky qui n’a pas encore réussi et ne réussira pas à le réduire à sa plus simple expression. L’effet collatéral du soutien non politique dévastateur de Wade à Sonko, dans l’optique de combattre le pouvoir, met à nu la faible stratégie de contre-feux Sonkiste, l’absence de proactivité vu l’antériorité de son excès doctrinaire synonyme de Wahhabisme.

Propos loin de l’emportement verbal au royaume laïc des blue-jeans, check down, jumbax out, mèches, cheveux naturels, têtes dénudées, éclaircissement dermique. Sonko politicien est à l’étroit dans son costume de candidat à la candidature titulaire de sentences glaçantes, n’honorant que les cranes rasés barbus car la peine de mort est abolie sous nos latitudes…”

On se rappelle du cas de Idrissa Seck qui, après ses déboires avec Me Abdoulaye Wade, était pressenti successeur du Pape du Sopi. Car “victime d’injustice”, il avait gagné la sympathie de bon nombre de sénégalais qui, par la suite, l’ont lâché parce qu’il avait bien voulu répondre à cette invite de Wade. Une rencontre qui l’a perdu au point de le décrédibiliser aux yeux de bon nombre de votants, déjà acquis à sa cause. Sera-t-il le cas avec Ousmane Sonko, malgré que ce ne soit pas le même contexte?

“Si ce n’est le cas, cela lui ressemble…“, selon notre interlocuteur. Car, dit-il, “si le surmédiatisé 2.0 fait peur au microcosme, ce n’est pas le cas pour 1 spin doctor sérieux, il faut éviter d’analyser par le trou de la serrure sans élargir le champ en grand angle puis cadrer le contexte. A la différence d’Idrissa Seck, actionnaire majoritaire trop imprégné à la source maraboutique qui a été imprudent et s’est laissé embrigader pour retrouver son siège au C.A. du Pds.”

“Dans notre cas de figure, Sonko l’éternelle victime s’enferme dans des circonvolutions et donne le bâton pour se faire battre face à tout journaliste aguerri. Cette forme de masochisme est sous tendue par sa connaissance de la réalité des statistiques faisant de lui un miraculé du 30 juillet 2017 et puis d’oiseau de mauvais augure largué par le Mrds d’Imam Mbaye Niang qui avait totalisé 70.655 pour deux (2) sièges lors du dernier scrutin législatif et qui a reculé en 2018 avec Pastef…“, conclut le DIG du cabinet Panafricain de Stratégies de rdv 2swrs (Cabinet 2SWRS), avec senego.

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