Le cyclone Fani touche l’Inde, plus d’un million d’habitants évacués

Le cyclone Fani a touché l’Inde par l’est du pays avec des vents violentes enregistrés entre 175 et 180 km/h. Les autorités ont annoncé vendredi la mort de deux personnes, dans l’État de l’Odisha, au sud de Calcutta.

Fani serait, selon les autorités indiennes, la plus forte tempête de ces vingt dernières années. Des vents de 175 à 180 km/h ont déjà été enregistrés vendredi 3 mai et plus d’un million de personnes ont été évacuées des régions de l’est de l’Inde. Fani, qui a touché terre dans l’est du pays vendredi 3 mai à 8 heures locales (2 h 30 GMT), a déjà tué deux personnes

Au moins deux personnes ont été tuées en raison du cyclone, a affirmé vendredi responsable de l’État de l’Odisha dans l’est du pays. « Je peux confirmer deux morts pour le moment », a dit à l’AFP le responsable des opérations d’aide Bishnupada Sethi. « Un vieil homme dans un abri est mort en raison d’une crise cardiaque », a-t-il précisé. « Une autre personne est sortie dans la tempête malgré nos avertissements et est morte en raison de la chute d’un arbre ».

Le cyclone doit suivre une trajectoire traversant des zones peuplées de plus de 100 millions d’habitants, passant ensuite par l’État du Bengale-Occidental avant d’atteindre le Bangladesh samedi en s’affaiblissant progressivement.

Selon les services indiens de météorologie, les eaux pourraient monter d’un mètre et demi dans l’État d’Odisha, au sud de Calcutta, et inonder des zones basses où quelque 10 000 personnes avaient été tuées par un cyclone, en 1999. Les principaux aéroports ont été fermés dans les États d’Odisha et du Bengale-Occidental et quasiment tous les trains sont à l’arrêt.

Un responsable de la protection civile de l’État a dit à l’AFP que 780 000 personnes avaient été évacuées vers des zones sûres dans la nuit de mercredi à jeudi dans 13 districts de l’Odisha, qui compte 46 millions d’habitants et sera le plus touché par le cyclone.

« Nous nous attendons à ce que plus d’un million de personnes quittent la zone de danger dans les 12 prochaines heures », a précisé Bishnupada Sethi, chargé des secours dans l’Odisha. Des centaines de milliers de personnes ont également été appelées à évacuer certaines zones du Bengale-Occidental.

L’équivalent d’un ouragan de catégorie 3 à 4

Plus de 3 000 centres d’accueil ont été mis en place dans des écoles et des bâtiments publics, prêts à recevoir plus d’un million de personnes. Les autorités se tiennent prêtes à larguer plus de 100 000 paquets de nourriture déshydratée si nécessaire.

Jeudi, la tempête était en train de se renforcer au-dessus du Golfe du Bengale, à 250 kilomètres des côtes, progressant lentement vers l’ouest. Le cyclone devrait être accompagné de vents soufflant à 180-190 km/h, avec des rafales de 200 km/h, ce qui en ferait l’équivalent d’un ouragan de catégorie 3 à 4.

Des dizaines de fonctionnaires équipés de mégaphones parcourent les localités du littoral pour exhorter leurs habitants à évacuer. La marine indienne est aussi en état d’alerte. Les prévisionnistes annoncent des précipitations « fortes à très fortes » vendredi et des pluies « extrêmement fortes » samedi. Les services météorologiques mettent en garde contre de possibles chutes d’arbres et des dégâts dans les maisons, sur les lignes électriques et dans les infrastructures de télécommunications.

Des mesures de précaution ont également été prises dans les États côtiers d’Andhra Pradesh et du Tamil Nadu, où vivent respectivement 50 et 70 millions de personnes. Des images de plusieurs arbres déracinés sur le littoral dans l’État d’Andhra Pradesh ont été diffusées par la protection civile.

Quelque 300 000 personnes avaient été évacuées en octobre des districts côtiers d’Odisha frappés par le cyclone Titli, qui avait fait au moins deux morts.

L’est et le sud-est de l’Inde sont régulièrement balayés par des tempêtes tropicales entre avril et décembre. En 2017, 250 personnes avaient été tuées au moment du passage du cyclone Ockhi dans le Tamil Nadu et le Kerala.

De son côté, le gouvernement du Bangladesh a placé son armée en état d’alerte et donné un ordre d’évacuation dans 19 districts côtiers, où plus de 4 000 abris anticycloniques ont été ouverts, selon un responsable des secours, Mohammad Hashim.

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