Le président de Madagascar démissionne pour briguer un deuxième mandat

Le Président malgache Hery Rajaonarimampianina à la session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) lors du 30ème sommet annuel de l’UA à Addis Abeba le 29 janvier 2018.

Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a présenté vendredi soir sa démission pour, conformément à la Constitution du pays, engager sa campagne pour un deuxième mandat à l’élection prévue à la fin de l’année.

“Cher peuple, le moment est venu pour moi de démissionner conformément à la Constitution. J’ai déposé aujourd’hui à la Haute-cour constitutionnelle une demande d’officialisation de cette démission”, a-t-il déclaré lors d’un bref discours télévisé.

Elu en 2013 à l’issue d’une longue période d’instabilité politique,M. Rajaonarimampianina est vivement contesté depuis quelques mois par ses rivaux, qui l’accusent de vouloir les faire taire.

De la fin avril à juin dernier, les partisans de l’opposition sont descendus tous les jours dans les rues de la capitale du pays Antananarivo, pour exiger sa démission ainsi que l’annulation de lois électorales à leurs yeux partisanes.

Saisie du dossier, la plus haute juridiction du pays a ordonné la formation d’un gouvernement de coalition qui a permis de sortir de l’impasse et de ramener le calme.

Le président Hery Rajaonarimampianina et son épouse Lalao lors d’un meeting électoral à Antananarivo, en octobre 2013.
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Les deux tours de l’élection présidentielle ont été fixés aux 7 novembre et 19 décembre prochains.

M. Rajaonarimampianina y sera notamment opposé à ses deux prédécesseurs, Andry Rajoelina (2009-2014) et Marc Ravalomanana (2002-2009).

Le désormais ex-chef de l’Etat s’est dit vendredi ravi de repartir en campagne. “Les rencontres avec la population dans divers endroits du pays restent de bons souvenirs”, a-t-il confié.

Jusqu’à l’investiture de son successeur, l’intérim de la direction du pays a été confié à la deuxième personnalité de l’Etat, le président du Sénat Riko Rakotovao, issu du parti présidentiel.

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