Le Programme national de développement de la petite irrigation locale porté à la connaissance des acteurs du développement de Matam

Le directeur des bassins de rétention et des lacs artificiels, Youssoupha Guèye a rencontré à Matam vendredi dernier lors d’un comité régional de Développement les acteurs du secteur. Le PNDIL (Programme national de développement de la petite irrigation Locale) a ainsi été porté à la connaissance des populations

Cette tribune offerte aux populations a permis d’échanger et de sensibiliser sur les missions du Programme national de développement de la petite irrigation locale (PNDIL).

A en croire Youssoupha Guèye, directeur des bassins de rétention et des lacs artificiels, après l’étape de Kaolack et Kaffrine, cette réunion a permis de partager avec les techniciens de la région de Matam sur les missions du PNDIL.

“Nous avons échangé sur la stratégie nationale de gestion des eaux de ruissellement et de lutte contre la salinisation”, a-t-il dit, soulignant la nécessité de la maîtrise de l’eau pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Quant à Monsieur Ibrahima Thioub, président de la Fédération nationale des producteurs de riz, ce dernier estime que si la masse d’eau en provenance du Ferlo et de Tambacounda pour se déverser dans le fleuve était maîtrisée, Matam qui n’aurait pas de problème de salinité aurait connu une bonne production rizicole.

Depuis 2014, le Gouvernement du Sénégal a adopté le Plan Sénégal Emergent (PSE) comme cadre de référence de la politique économique et sociale pour hisser son économie au niveau des pays émergents. Afin de réaliser les objectifs de transformation structurelle, de croissance économique et d’un développement durable et inclusif à long terme pour le bien-être de tous, des initiatives fortes ont été entreprises en termes de formulation de stratégies et politiques sectorielles à mettre en œuvre dans le cadre de programmes et projets de développement par la mobilisation de ressources techniques et financières nécessaires, lit-on dans le document mis à la disposition de la presse.

Dans la mise en œuvre du PSE, le Sénégal considère le secteur agricole comme un des leviers essentiels pour asseoir son développement à travers le Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS). Ce programme constitue un support pour atteindre les objectifs à moyen terme déclinés dans le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) et opérationnalise l’axe1 du Plan Sénégal Emergeant (PSE).

Le PRACAS s’appuie fortement sur la maitrise de l’eau à des fins d’irrigation, comme soutien à la base productive pour arriver l’autosuffisance alimentaire, par la promotion de la petite exploitation familiale, la protection de l’environnement, l’équilibre des territoires.

Or, l’analyse des de la mise en œuvre de la maitrise de l’eau sur l’étendue du territoire national fait ressortir une dispersion des interventions, une absence d’harmonisation et d’articulation des actions menées par les différents acteurs sur le terrain.

Pour parer à ces insuffisances et mieux contribuer à l’atteinte des objectifs, de contribution à la résilience à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition et au changement climatique, le MAER a donné suite à une des recommandations pour une synergie et articulation des interventions telle que préconisées à travers les missions, vision et orientation de la DBRLA, la Stratégie Nationale de Gestion Durable des Eaux de Ruissellement et de Lutte contre la Salinisation des Terres (SNGDERST), le Programme National de Développement de la Petite Irrigation Locale (PNDIL) et la signature de l’arrêté qui le consacre.

A travers cet acte, le MAER traduit une volonté politique pour une prise en charge plus effective de la sécurité alimentaire et de la nutrition (SAN) dans la mise en œuvre du PRACAS en veillant à la bonne coordination et à l’harmonisation des interventions relatives à la maitrise de l’eau pour sécuriser la base productive permettant d’accroitre et de diversifier les revenus des petits producteurs vulnérables.

C’est dans le cadre du suivi des recommandations et notamment avec la mise en œuvre du PNDIL, que le MAER envisage en rapport avec les gouverneurs l’organisation de CRD spéciaux pour la mise en place des Comités régionaux de coordination et de suivi (CRCS) pour appuyer les initiatives fortes de l’Etat dans la maitrise de l’eau aux fins d’irrigation à des fins de développement agro-sylvo-pastorales pour une bonne résilience liée aux déficit pluviométrique.

La mise en place des CRCS devrait permettre d’améliorer la planification la synergie dans les activités et  le suivi harmonieux des interventions relatives à la maîtrise de l’eau aux fins d’irrigation pour atteindre l’efficacité et l’efficience dans les résultats recherchés.

L’atelier a pour objectif, à travers la sensibilisation sur les missions, la vision et les orientations de la DBRLA, la Stratégie Nationale de Gestion Durable des Eaux de Ruissellement et la Salinisation des Terres (SNGDERST), le Programme National Développement de la petite irrigation locale (PNDIL), le Programme d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS), de mettre en place le CRCS (comité régional de coordination et de suivi ) qui doit servir de cadre d’harmonisation et de mise en synergie des interventions liées à la maîtrise de l’eau à des fins d’irrigation pour le développement d’activités agro-sylvo-pastorale et aquacole dans la région de Kaolack.

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