L’épidémie d’Ebola a déjà fait au moins 50 morts en RDC

La dernière épidémie de fièvre hémorragique Ebola a fait 50 morts dans l’est de la République démocratique du Congo où le gouvernement a décrété la gratuité des soins pendant trois mois.

Un nouveau décès a été enregistré à Mabalako-Mangina, près de Beni, l’épicentre de l’épidémie qui touche la province du Nord Kivu, selon le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé daté de dimanche.

Au total, “91 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 64 confirmés et 27 probables”.

Sur la route entre Béni et Mangina, les agents de l’hygiène aux frontières arrêtent les voyageurs pour le contrôle sanitaire. Aujourd’hui j’étais l’un de ces voyageurs et j’ai dû m’arrêter au poste de contrôle comme tout le monde.

La direction générale de lutte contre la maladie a revu à la baisse de nombre de “contacts” avec le virus suivis par les médecins, de 2.157 à 1.609, après investigations des épidémiologistes.

Le gouvernement a décrété la gratuité des soins à Beni, Mabalako-Mangina et Oicha pour trois mois à compter du 20 août dans les structures officielles, a annoncé le maire de Beni, Jean Edmond Nyonyi Masumbuko Bwanakawa.

Il s’agit de “briser la barrière financière qui pourrait empêcher la population à se rendre au centre de santé”, a précisé le Dr Bathé Ndjoloko Tambwe, responsable de la coordination de la riposte.

Le revenu moyen des quelque 80 millions de Congolais est estimé à 1,25 dollar par jour.

L’épidémie a été déclarée le 1er août à Mangina, dans la province du Nord-Kivu.

Une vaccination ciblée est utilisée comme lors de la dernière épidémie qui a touché la province de l’Équateur, dans nord-ouest du pays, et dont la fin a été annoncée le 24 juillet (33 morts sur 54 cas au total).

Les équipes médicales “ont commencé à utiliser la molécule thérapeutique Mab114 dans le cadre du traitement des malades” à Beni et à Mangina, épicentre de l’épidémie, selon le ministère de la Santé.

La RDC (ex-Zaïre) a connu dix épidémies d’Ebola depuis 1976. Mais c’est la première fois que le virus sévit dans une zone de conflit armé densément peuplée avec d’importants mouvements de population.

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