les propos de Maurice Soudieck Dione sur le dialogue national

Pour le docteur en sciences politiques à l’université de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione, l’absence du Pds au lancement des concertations « ne ressemble pas au style de Me Wade » qui, rappelle-t-il, a toujours privilégié la négociation.

Le politologue pense toutefois qu’il est encore prématuré de parler de boycott des ténors de l’opposition, à ce stade du dialogue. S’agissant, par ailleurs, de l’appel en faveur de Khalifa Sall, Dione souligne que les élections locales à venir, avec notamment ses « enjeux politiques de taille », risquent de « différer » la libération de l’ancien maire de Dakar.  Selon Maurice, le dialogue national peut décrisper l’atmosphère sociopolitique du pays, afin que les uns et les autres puissent se départir de leurs intérêts personnels, partisans, corporatistes et catégoriels, pour mettre en avant l’intérêt du Sénégal.  Pour ce qui est du boycott d’une frange de l’opposition, notre politologue ne pense pas qu’il est prématuré d’affirmer, pour le moment, de façon absolue, qu’il y a boycott. Car, comme vous le savez, le dialogue présente deux aspects. Une dimension globale dite dialogue national avec, entre autres dimensions, celle du dialogue politique. Pour le dialogue politique, il y a une commission qui sera mise sur pied et qui travaillera à la stabilisation et à la fiabilisation du processus électoral ; et plus généralement du jeu politique, dans ses différentes facettes, notamment en ce qui concerne les rapports entre le pouvoir et l’opposition, le financement des partis politiques, le statut du chef de l’opposition, le respect des droits et libertés démocratiques, etc. «  Le président Sall a fait un pas en avant, à travers l’option qui consiste à choisir des personnalités de grande compétence, expérimentées, sans coloration politique et ayant l’autorité et la crédibilité qui sied pour rassurer les uns et les autres, afin de conduire le dialogue politique dans le cadre de ladite commission. L’opposition également, dans le cadre du Front de résistance nationale, a répondu à l’appel. Tout va se jouer concrètement dans le dialogue politique au niveau de la présence de toutes les parties intéressées quant à la compétition démocratique au pouvoir ; au niveau de l’organisation et du fonctionnement de la Commission, et surtout, par rapport à la portée des résultats produits. Autrement dit, quel sort leur sera réservé… »

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