L’incroyable histoire d’Alassane Wade face à ses 4 filles qu’il vi0lait à tour de rôle

Attrait hier devant le Tribunal de grande instance des flagrants délits de Pikine pour viol commis par une personne ayant autorité sur la victime, tentative de viol et pédophilie, Alassane Wade risque 10 ans de prison ferme. A Zac Mbao, courant 2018, ce prévenu est accusé d’avoir, du vivant de sa défunte épouse, violé et procédé à des actes d’attouchements sur les 4 filles de cette dernière que sont A. Ngom, F. Ngom, A. S. Ngom et A. S. Ngom. Jugé hier, il sera fixé sur son sort vendredi prochain.

Du vivant de sa défunte épouse, avec qui il s’est marié en 2012, Alassane Wade aurait violé et procédé à des attouchements sur les 4 filles de cette dernière, à savoir A. S. Ngom (17 ans), F. Ngom (14 ans), A. Ngom (13 ans) et A. S. Ngom (20 ans), après les avoir sévèrement battues. C’est ce dont, en tout cas, il a été jugé, hier, devant le Tribunal de Grande instance de Pikine. Le pot-aux-roses a été découvert par la nommée Aïda Sène, dernière épouse du prévenu. En effet, chassée à deux reprises de leur chambre conjugale par son époux, qui avait prétexté qu’il devait discuter avec sa belle-fille A. Ngom, elle est rentrée de nouveau dans la chambre, car elle avait des doutes sur les intentions de ce dernier. C’est alors qu’elle a surpris son époux couché sur le lit froissé pendant que A. Ngom réajustait son soutien-gorge. Elle eût alors un échange de propos aigres-doux avec son mari et, très en colère, décide de rentrer à Thiès.
C’est sur ces entrefaites que, le 21 mars dernier, les éléments de la police de Thiaroye ont été informés et saisis d’une plainte de la part de Fatou Guèye, tante maternelle des enfants. Interpellé, Alassane Wade nie farouchement. Seulement, des vidéos pornographiques ont été retrouvées dans son téléphone portable.

Alassane Wade nie et parle de pure invention de la part des enfants, de leur tante et de sa femme
Inculpé pour viol commis par une personne ayant autorité sur la victime, tentative de viol et pédophilie, Alassane Wade a été attrait hier devant le Tribunal de Grande instance de Pikine. Le prévenu âgé de 54 ans a persisté dans ses dénégations. Selon lui, son actuelle femme ne supporte pas les enfants. Il indique que tout ceci n’est que pure invention de la part des enfants, de sa femme et de leur tante. S’agissant des images vidéo, il minimise, soutenant qu’il s’agit de simples images vidéo.
A Ngom : «pendant la nuit, il jouait avec mes seins et mon sexe»

A sa suite, la victime A. Ngom a affirmé que son beau-père la mettait sur sa poitrine avant d’exercer des attouchements sur elle, pour finir par la violer. Et que pendant la nuit, il jouait avec ses seins et son sexe. Et s’il la voyait en compagnie d’un garçon, il la frappait sauvagement, de 22 heures jusqu’à 4 heures du matin, au point qu’elle n’arrivait même plus à s’asseoir. Elle a ajouté l’avoir une fois surpris avec sa sœur A. S. Ngom.

F. Ngom : «je lui disais : ‘’Xana amoo yërmandé ci sunu yaay bi gaaniou’’»

Dans sa narration des faits, F. Ngom explique que le prévenu prenait comme prétexte le conflit qu’elle avait avec son fils pour la frapper et la violer. Il lui ordonnait de se déshabiller avant d’introduire son doigt dans son sexe. Même après la mort de sa mère, il persistait. Pourtant, elle lui disait: «Xana amoo yërmandé ci sunu yaay bi gaaniou» (pense à notre défunte mère), mais rien n’y fait.

A.S. Ngom : «Ki ku bonn la. Il a commencé à me le faire, alors que je n’avais même pas 16 ans»

Agée maintenant de 20 ans, A. S. Ngom de pester : «Ki ku bonn la» (il est mauvais). Elle poursuit : «il a commencé à me le faire, alors que je n’avais même pas 16 ans. Après avoir fini de me frapper, il m’exigeait de me déshabiller et il caressait mes seins et mon sexe. Ma sœur F. Ngom m’a une fois surprise avec lui».

La plus petite fond en larmes

Pour la plus petite d’entre elles, A. Ngom, qui n’a pu s’empêcher de verser des larmes, le scénario est un peu différent ; il attendait que tout le monde se couche avant de la trouver dans le salon pour exercer des attouchements sur elle. Pourtant, sa sœur en avait parlé à sa mère de son vivant, mais celle-ci lui avait rétorqué qu’elle mentait et qu’elle allait la conduire à la police pour qu’on la corrige.

Les filles demandent 10 millions de dommages et intérêts

Avocat des prévenues, Me Amadou Sow a demandé la somme de 10 millions à titre de dommages et intérêts, après avoir sollicité de retenir le prévenu dans les liens de la prévention.
Le Procureur se lâche : «Alassane a épousé leur mère, mais il vit maritalement avec les 4 filles. C’est assez lâche et moche»

Dans la même foulée, le procureur a requis la peine de 10 ans ferme à l’encontre du prévenu, qu’il qualifie de «sadique». Selon le représentant du parquet, les certificats médicaux attestent que deux des filles ont été déflorées, pas les deux autres. «Alassane a épousé leur mère, mais il vit maritalement avec les 4 filles. C’est assez lâche et moche», peste le représentant du parquet.

Les avocats de la défense dégagent en touche

Mes Tidiane Diallo et El Mamadou Ndiaye, qui assuraient la défense du prévenu, ont demandé la relaxe pure et simple d’Alassane Wade. A leur avis, ces certificats médicaux ne prouvent pas que leur client soit l’auteur du viol. Délibéré après-demain vendredi 30 mars 2018.

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