Litige foncier : Quel sort pour les victimes de Gadaye ?

Le collectif de Gadaye (Guédiawaye) retient son souffle. Il s’agit de la cité où les maisons de plus 253 victimes ont été détruites. Une affaire qui date de 2013 et dont le verdict est attendu ce lundi 11 mars devant la Première chambre de la Cour d’appel de Dakar. Le dossier, qui soulève plein de passions, oppose ledit collectif à Babacar Fall, le directeur général de la société Technologie 2000.
Condamné en première instance à deux (2) ans de prison ferme et à payer quatre (4) milliards FCFA de dommages et intérêts, celui-ci, qui a interjeté appel, a bénéficié d’une liberté provisoire avec la main levée du mandat de dépôt qui le frappait. Une décision rendue lors de la précédente audience tenue le lundi 18 février dernier, qui a suscité l’ire de Babacar Tine, le coordonnateur dudit collectif et ses camarades. « Nous sommes meurtris. Il (Babacar Fall) a détruit des biens appartenant à autrui. Un chef d’accusation qui lui a valu deux (2) ans de prison et un mandat d’arrêt. Quelqu’un qui détient aujourd’hui la liberté », fulminaient-ils, à l’issue de ladite audience.
Sur le pied de guerre, Tine et Cie réclament réparations. Ce, au moment où le mis en cause dit « être dans (ses) droits »

Réquisitoire du Procureur

Déplorant l’absence d’instruction dans cette affaire, le Procureur qui vise les articles 45 et 46 du Code pénal citant les complices d’un crime, a ordonné la réparation comme sanction, dans son réquisitoire. Ce, pour régler le problème des parties civiles. Délibéré, ce lundi.

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