L’UACD propose l’avènement d’une alternative politique basée sur principes

(Union pour une alternative citoyenne/Wa askan wi)

Mesdames Mesdemoiselles et Messieurs, de la presse nous vous remercions d’avoir répondu présent à cette conférence de presse ; qui est un prétexte pour nous permettre de porter aussi loin que possible le message que nous voulons adresser au peuple sénégalais souverain.

Très chers invités, nous vous remercions aussi d’avoir répondu à notre invitation pour partager avec nous notre réflexion sur la situation politico-économique et sociale de notre pays à la veille des élections présidentielles qui se profilent à l’horizon.

Très chers compatriotes, nous savons d’abord qu’au sein de notre peuple, il y a une attente immense.

Cette attente est une espérance de citoyens conscients prêts à s’engager dans une voie pour rénover et refonder les comportements politiques.

C’est aussi une attente pour nous, civique, morale, de refus de la soumission mais aussi et surtout de construction d’une société saine porteuse de bien-être économique social et culturel.

L’état de notre pays, nous interpelle tous afin que :

nous changions radicalement l’action politique en tournant le dos aux divisions et bâtissions des majorités larges autour d’une volonté politique qui ne sera plus celle d’un camp,
nous changions nos institutions pour que chaque citoyen sache qu’on lui dit la vérité et soit sûr qu’il va être respecté et son avis pris en compte.
nous voulons une presse, des radios et des télévisions libres afin d’informer et de former le citoyen. Nous voulons aussi que nos journalistes comprennent qu’une information n’a de valeur qu’en concourant efficacement à la transformation qualitative du citoyen et du peuple en général,
nous devons transcender les contingences du moment et éliminer la première contradiction du peuple en étant capables de dire oui quand les décisions sont justes où vont dans la bonne direction ; mais aussi être capables de dire non et de se battre quand elles menacent d’être injustes ou d’aller dans la mauvaise direction.
Les vrais enjeux aujourd’hui sont la construction d’un Sénégal nouveau, d’une démocratie nouvelle, tournée vers la responsabilité active du citoyen qui est un réservoir d’idées, d’engagement de convictions, de solidarité.

De tels enjeux appellent la fin du cycle des alternances politiciennes pour l’avènement d’une véritable alternative politique qui s’articule autour de principes et de valeurs.

Le premier principe est un principe d’éthique : l’Union pour une Alternative Démocratique et Citoyenne est une coalition bâtie sur la base d’une charte éthique qui définit les engagements de l’adhérent et qui nous engage car nous avons estimé que les politiques d’aujourd’hui ne font pas siens des règles élémentaires de comportement que chaque citoyen doit s’imposer dans sa vie

Le second principe est de donner un sens plein et entier à l’idée de démocratie : nous ne pouvons pas considérer la démocratie comme étant uniquement l’attribution du pouvoir par le vote, elle est aussi et surtout la responsabilité du citoyen entre les scrutins d’où la nécessité d’associer, d’informer et d’écouter le citoyen sur les décisions prises en son nom.

Ce second principe, reposera sur une réforme profonde de nos institutions républicaines avec comme soubassement la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire), le pouvoir médiatique et le pouvoir économique. Ceci nécessite pluralisme et qualité du débat public, une loi électorale juste et consensuelle qui garantit le droit à l’expression et à la représentation

Le troisième principe fonde l’action sur la réalité : un projet de société nécessite une interaction entre chercheurs, universitaires économistes, sociologues anthropologues, historiens et décideurs politique car tout projet politique économique et social a besoin de s’appuyer sur du réel pour espérer apporter les solutions attendues

Le quatrième principe pense l’avenir : nous devons trouver une interactivité avec l’ensemble du corps social à savoir universitaires et intellectuels, créateurs, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités, paysans, pasteurs pour retrouver l’enracinement en nos valeurs car aucun peuple ne peut se développer en se tournant le dos et espérer ouvrir les voies du développement.

Le cinquième principe repose sur la démocratie et l’ouverture : Dans le champ de la démocratie et du développement économique culturel et social du Sénégal, nous ne cherchons pas d’ennemis car nous estimons que les grilles de lectures du passé ne permettent plus de résoudre les problèmes auxquels notre pays est confronté aujourd’hui ainsi nous devons nous enrichir les uns les autres dans l’intérêt exclusif du Sénégal et des Sénégalais en retenant nos egos pour mettre en place de véritables pôles politique, économique, social et culturel afin d’éviter d’être notre propre ennemi.

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