LUTTE CONTRE LE VIH : LA MOBILITÉ DES PROFESSIONNELS DU SEXE EN QUESTION À KÉDOUGOU

Kédougou, 14 mai (APS) – La mobilité des professionnelles du sexe (PS) qui migrent au gré de leur quête de l’or à Kédougou est un “véritable problème” dans le cadre de la prise en charge des personnes vivant avec le Vih (PVVIH) a souligné, lundi, le médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Kédougou, docteur Moussa Ndiaye.

“Leurs mouvements font qu’on a du mal à les (PVVIH) suivre et on n’a pas d’outils nous permettant de faire le lien et ainsi suivre la file active des patients” a-t-il notamment précisé à des membres de l’Association des journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD) en mission de documentation à Kédougou.

Selon le docteur Ndiaye, “d’un site à un autre les professionnelles du sexe sont enregistrés comme nouveaux dans la file active de sorte qu’elles faussent les données lorsqu’ils migrent vers un autre site.

“C’est une astuce de leur part pour, pensent-ils, rester dans l’anonymat après que, nous les ayons dépistés, enregistrés avant qu’ils ne migrent vers d’autres sites” a encore dit le MCD de Kédougou, précisant qu’”il y a quelque 155 patients dans la file active”.

Toutefois, il a fait comprendre que des stratégies sont menées pour la prise en charge de ces PS qui sont très mobiles, mais cela est difficile parce que ces derniers ne nous donnent pas d’adresses fixes et aussi nous donnent de faux numéro.

“Nous les sensibilisons sur l’importance de se faire traiter et de suivre leur traitement à la lettre, mais, si elles décident de partir on n’y peut rien et nous déplorons le fait de ne pouvoir faire le suivi de ces PS” s’est-il désolé.

“Mais, si on veut améliorer la prise en charge il faut aussi améliorer la qualité des ressources humaines qui les prennent en charge” note-t-il encore, indiquant qu’il y a au moins 9 nationalités différentes qui se trouvent à Kédougou.

D’après lui, “la grande difficulté c’est de ne pouvoir tous les mettre sous traitement après les avoir dépisté”, d’autant plus qu’il y a des personnes qui ne font pas partie des cibles du district parce que déjà pris en charge ailleurs.

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