Messi maladroit et impuis% à lyon !

La superstar argentine n’a pas réussi à faire la différence mardi soir, au Groupama Stadium.

Mythe, légende, superstar… Les qualificatifs manquent quand il s’agit d’évoquer Lionel Messi. Le quintuple Ballon d’Or barcelonais a même été qualifié de «génie» par Bruno Genesio avant cet OL-Barça (0-0). Pas faux… Sauf que, fort heureusement pour l’OL, c’est son fantôme qui a foulé la pelouse du Groupama Stadium mardi. Aligné à droite du trio offensif catalan, celui que l’on surnomme la «Pulga» (la puce) s’est baladé sur tout le front de l’attaque, dans l’axe, à gauche, n’hésitant pas non plus à reculer d’un cran pour occuper un poste en accord avec le n°10 qu’il porte dans le dos. Messi leader, replaçant ses partenaires du doigt, leur montrant la marche à suivre. Mais Messi maladroit, emprunté dans le dernier geste et manquant de jus. Touché à la cuisse ces dernières semaines, était-il à 100% de ses moyens physiques ? On peut en douter au vu de sa prestation en terre lyonnaise. Messi démarrait pourtant fort avec une accélération plein axe stoppée illégalement par Aouar, ce dernier écopant d’un jaune (4e). Sauf que l’Argentin, en position idéale à 20 mètres face au but de Lopes, se ratait complètement au coup franc. Dans des proportions pas vraiment habituelles. Et annonciatrices du reste.

Une seule frappe cadrée en 90 minutes
Défensivement, l’OL n’a pas opté pour un marquage individuel sur la star. Genesio n’avait pas menti. Autant que faire se peut, deux Lyonnais venaient toutefois se poster devant lui dès qu’il venait à toucher le cuir. Ce qui arrivait souvent (100 ballons touchés). S’il n’a pas brillé, c’est aussi du fait de l’OL. «Du marquage individuel face à Messi, c’est obsolète, avait déclaré Genesio lundi. Un tel joueur trouvera forcément la solution. Même avec de la densité autour de lui, dans un grand soir, il est capable de voir et faire des choses que personne n’est capable de faire. Quand Messi est moins bien, il marque quand même et crée des occasions. Quand il est bien, c’est encore autre chose. C’est un génie du foot.» Sauf qu’il n’était pas bien, et qu’il n’a pas marqué, ni fait marquer.

Aussi malhabile que ses partenaires offensifs, Ousmane Dembélé – saignant dans ses accélérations mais très peu précis dans le dernier geste – et Luis Suarez – qui a brillé par sa maladresse devant le but –, il devait attendre la 64e minute pour cadrer une frappe (4 non cadrées en première période). Après un relais avec Dembélé, il allumait Lopes dans l’angle fermé. En vain. Sa première, et sa seule frappe cadrée de la rencontre (9 au total) ! Quelques minutes après (68e), il tentait de piquer un ballon au-dessus de Lopes, mais l’action était très compliquée à concrétiser, même pour Lionel Messi. Son contrôle orienté de la 77e ou son festival de dribbles devant toute la défense de l’OL rappelaient aux Lyonnais que la superstar argentine est capable de tout, surtout du meilleur, et qu’une action peut lui suffire pour faire basculer un match. Pas cette fois. Malgré plusieurs rushes sur la fin. «Ils ont Messi qui fixe toute la défense, on devait resserrer dans l’axe, c’était la consigne», a noté Léo Dubois, le défenseur de l’OL, sur RMC, bien conscient du danger que représente le feu follet argentin.

Un dernier coup franc à l’image de son match, guère flamboyant
C’est l’entrée de Philippe Coutinho en lieu et place du champion du monde Dembélé (67e) qui a permis au Barça de changer la donne et d’asseoir une domination sans partage pendant toute la fin de partie. La fatigue accumulée par les joueurs du président Aulas, rapidement émoussés dans cette rencontre, aussi. Domination restée stérile, toutefois. Sur la fin, on a vu Messi passeur (5 dernières passes avant une frappe d’un Barcelonais), en retrait pour une frappe puissante de Busquets (87e), Messi frapper fort et largement hors-cadre dans la surface (88e) et Messi transpercer toute la défense, provoquant une grosse faute de Ferland Mendy à l’entrée de la zone de vérité (89e). Coup franc aussi bien placé que le premier. Raté (90e). A l’image de son match. Le ballon lui revenait dessus mais le mur tenait bon, encore. Pas sûr que les troupes de Bruno Genesio auront à faire ce Lionel Messi-là dans trois semaines…

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