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Moumy Diaw: comment sa coépouse l’accusait d’entretenir des rapports s3xuels avec le neveu de son mari.

Le tribunal correctionnel de Diourbel a rendu son verdict, hier jeudi, dans l’affaire opposant le ministère public à Moumy Diaw, prévenue d’avoir volé, à Touba, un bébé né trois jours auparavant. La prévenue qui a tout reconnu a été condamnée à deux ans dont un mois ferme.

Même condamnée à une peine de prison ferme, hier jeudi, lors de son procès pour enlèvement d’enfant, Moumy Diaw peut se vanter d’avoir beaucoup de chance. Et pour cause, cette ménagère de 31 ans, mariée et mère de trois enfants, domiciliée à Touba, risquait jusqu’à 10 ans de prison si les dispositions de l’article 338 du code pénal lui étaient appliquées par le tribunal correctionnel de Diourbel, qui a finalement été d’une extrême clémence envers elle. Le 26 août dernier, Moumy Diaw avait volé un nouveau-né âgé de trois jours seulement, après s’être fait passer pour un membre du corps médical d’une clinique privée sise à Touba.

Moumy Diaw parle des accusations de sa coépouse, les ragots de ses gendres et l’absence de son mari

Face au juge, Moumy Diaw a avoué avoir d’abord volé une blouse de sage-femme pour réussir son forfait. Elle jure qu’elle ignore pourquoi elle a commis le vol. Néanmoins, Moumy avoue n’avoir jamais eu d’enfant avec son mari. Elle indique aussi qu’elle a toujours mal vécu les ragots de sa coépouse et ses gendres. Elle déclare que depuis qu’elle a été arrêtée, elle n’a eu aucune nouvelle de son mari, Cheikh Touré. Elle a déjà été mariée et a eu trois enfants avec son défunt époux. Moumy s’est effondrée à la barre en racontant comment sa coépouse l’accusait d’entretenir des rapports sexuels avec le neveu de son mari.

Le Procureur charge, Me Khassimou Touré tempère

Ensuite, elle a indiqué qu’elle regrettait son geste et a présenté ses excuses au tribunal. «La prévenue a mûri son acte et tous les éléments du dossier prouvent sa culpabilité», a déclaré le procureur Moussa Guèye, avant de requérir pour la répression une peine d’emprisonnement de deux ans dont six mois ferme. Me Khassimou Touré, le conseil de la défense, selon qui Moumy Diaw aurait été possédée par des forces surnaturelles, s’est offusqué de la lourdeur de la peine requise par le ministère public. «Il y a de larges circonstances atténuantes pour ma cliente, qui est une délinquante primaire. Elle a trébuché et a fauté. Alors tendez-lui la perche», a déclaré Me Khassimou Touré, qui a plaidé une application extrêmement bienveillante pour Moumy Diaw.
Rendant son verdict, le tribunal l’a condamnée à une peine de deux ans dont un mois ferme.

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