Mozambique: début d’une campagne de vaccination de masse contre le choléra.

Les autorités mozambicaines ont donné mercredi le coup d’envoi d’une vaste campagne de vaccination destinée à enrayer l’épidémie de choléra causée par les inondations consécutives au passage du cyclone tropical Idai sur le centre du pays le mois dernier.

Les autorités mozambicaines ont donné mercredi le coup d’envoi d’une vaste campagne de vaccination destinée à enrayer l’épidémie de choléra, causée par les inondations consécutives au passage du cyclone tropical Idai sur le centre du pays le mois dernier.

Selon le dernier bilan, plus de 1.400 cas de choléra, dont 2 mortels, ont déjà été recensés à Beira, la deuxième ville du pays, et ses alentours, dévastés par le cyclone.

La vaccination orale vise quelques 884.000 personnes, soit 80% de la population qui vit dans la région de Beira, la ville côtière touchée par le cyclone, a précisé à la presse Marie Benigna, une responsable du ministère de la Santé.

« Un tel nombre de personnes immunisées va considérablement réduire la propagation de la maladie », a ajouté Mme Benigna.

Financée par l’Alliance du vaccin (Gavi), cette campagne est menée par les Nations unies et des ONG comme la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et Médecins sans frontières (MSF).

« Le cyclone Idai a détruit les infrastructures d’eau et d’assainissement de Beira, créant les conditions parfaites à la propagation du choléra », a déclaré le patron de Gavi, le Dr Seth Berkley. « Nous espérons que ces vaccins vont permettre d’arrêter une épidémie potentiellement majeure ».

Le cyclone Idai a frappé de plein fouet le port de Beira et son demi-million d’habitants le 14 mars.

Ses pluies diluviennes et ses vents violents ont causé des destructions et des inondations massives qui ont fait, selon le dernier bilan, près de 900 morts non seulement au Mozambique, mais aussi au Zimbabwe, pays voisin.

Malgré les secours et l’aide humanitaire venus du monde entier, des centaines de milliers de sinistrés vivent toujours dans des conditions très précaires et dans des zones noyées d’eaux sales, favorisant ainsi grandement la propagation d’épidémies et notamment du choléra.

commentaires
Loading...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. Ok