OM: Quand Lucas Ocampos était «le nouveau Cristiano Ronaldo»… Histoire d’une enflammade argentine

C’est une anomalie en Argentine : Lucas Ocampos préfère CR7 à Lionel Messi. C’est peut-être pour ça que « Luquitas » s’est fait surnommer « el nuevo Cristiano » dès ses premiers matchs chez les pros, à River Plate. Il faut dire qu’à l’époque, l’ailier, désormais à l’OM, poussait le mimétisme jusque dans son équipement : comme son idole, il plaçait une bande de bande collante sur ses poignets. Il imitait aussi les dribbles et passements de jambes du Portugais, racontent ceux qui se souviennent de cette lointaine époque.

Beaucoup font mine d’avoir oublié ce surnom, ou en tout cas, assurent qu’ils n’ont jamais crié avec les loups, jamais rejoint cette magistrale enflammade argentine. Nous sommes alors en 2012, Lucas Ocampos, ancien attaquant, vient d’être replacé un cran plus bas, sur l’aile gauche de River Plate. Et nos confrères s’emballent. Il faut dire que le gamin de 18 piges vient de marquer sept buts en 38 rencontres de « Primera B Nacional », la deuxième division argentine. Et qu’il est suivi par les scouts des principaux cadors européens : Bayern Munich, Juventus Turin, Manchester United, Liverpool… Avant d’être recruté par Monaco, moyennant 12 millions d’euros : le plus gros transfert de l’histoire de la Ligue 2.

« Il fallait être fou pour les comparer »
« Il fallait être fou pour comparer Ocampos à Cristiano », lance aujourd’hui Martín Blotto. « Lucas n’est pas un joueur qui crée le déséquilibre, ses caractéristiques sont très différentes de celles de CR7, poursuit le journaliste d’Olé. Après, c’est vrai que Lucas a tout de suite ébloui les observateurs par ses vertus physiques : puissance, hauteur, vitesse et qualité de la frappe. » Ces comparaisons « sont rarement heureuses, embraye Maxi Espejo. Ce sont de joueurs avec des carrières très distinctes : Cristiano est un monstre, un talent incomparable. Lucas, lui, se fait un nom progressivement en Europe. C’est quand même très différent… »

Après pas mal de recherches, on a fini par trouver un journaliste qui assumait la comparaison. Ou presque. « On l’a surnommé le nouveau Cristiano surtout parce qu’il en était fan, en fait, souffle Vicente Muglia, qui travaille lui aussi pour Olé. Et car il parlait souvent du joueur portugais comme un de ses modèles. Il faut dire qu’il lui ressemblait dans ses attitudes sur le terrain et qu’ils ont des physiques comparables. »

Indispensable à l’OM
A 17 ans, le jeune Ocampos, qui portait alors la crête mais avait déjà son physique de musclor, parlait sans cesse de CR7 en interview : « Je le regarde toujours ! J’aime beaucoup ses retours intérieur et ses frappes. Et il est rapide ! » 100 % dans l’engagement, dans la grinta, l’Argentin n’a vraiment pas le style du jeu du Portugais. Mais il s’affirme, à l’OM, comme un joueur indispensable. C’est d’ailleurs Dimitri Payet, et pas lui, qui a fait les frais de l’arrivée de Mario Balotelli et du passage au 4-4-2.

Toujours titulaire (il a débuté 22 des 27 rencontres de championnat), Lucas Ocampos a livré une excellente prestation face à Saint-Etienne, le week-end dernier. Ultra engagé en défense et en attaque, il a notamment provoqué un penalty (19e), a parfaitement servi Thauvin (24e), a stoppé une contre-attaque stéphanoise (38e) et a contré un tir d’Hamouma à bout portant (68e). Pendant, ce temps, Cristiano Ronaldo livrait un match relativement banal face au Napoli. Le nouvel Ocampos…

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