Omar El Béchir défié par les manifestants

Malgré le décret du président Omar El Béchir instaurant l’état d’urgence, plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi.

A Khartoum et ses environs, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au régime, réclamant le départ du président au pouvoir depuis 28 ans.

L’état d’urgence signé en fin de semaine dernière n’a pas émoussé l’élan des manifestants qui ont organisé les premiers rassemblements depuis sa promulgation.

Un observateur de la scène politique soudanaise a estimé que ce sont des milliers de personnes opposées au régime du président soudanais qui sont sorties.

Les manifestants ont scandé « la révolution est le choix du peuple » et d’autres slogans hostiles à Omar El Béchir arborant des drapeaux soudanais.

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Selon des témoins, la police a tiré des grenades lacrymogènes sur certains d’entre eux dans l’est de la capitale et a également affronté des dizaines d’autres dans les quartiers pauvres d’Al-Daim et celui de Shambat dans les environs de Khartoum.

Depuis le début des manifestions, au moins 33 personnes ont été tuées (chiffres officiels), dont trois agents de sécurité, alors que les manifestants estiment que le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé.

Omar El Béchir qui est arrivé au pouvoir en 1989 a publié une série de décrets interdisant l’accès sans autorisations aux rassemblements publics et l’octroi de nouveaux pouvoirs drastiques à la police.

Les forces de sécurité peuvent désormais fouiller n’importe quel bâtiment, restreindre la circulation des personnes et des transports publics, arrêter des personnes suspectées d’un crime lié à l’état d’urgence et saisir les actifs ou biens au cours des enquêtes.

Sans doute en guise d’acte de détente, Omar el-Béchir a délégué ses pouvoirs en tant que chef du Parti du Congrès national (PCN) au pouvoir à son chef adjoint récemment nommé, Ahmed Mohamed Haroun.

Le PCN a déclaré que M. Haroun, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés au Darfour, resterait en charge jusqu’à la prochaine conférence générale.

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