Ouganda: libération d’une touriste américaine et de son chauffeur

Une touriste américaine et son chauffeur, enlevés mardi par des hommes armés dans un parc national ougandais, ont été libérés sains et saufs contre le versement d’une rançon, a annoncé dimanche l’agence ayant organisé leur safari.

Le président américain Donald Trump s’est dit plus tard “heureux d’annoncer” qu’ils avaient été relâchés, sans évoquer de rançon. “Que Dieu les bénisse ainsi que leurs familles!”, a-t-il ajouté sur Twitter.

Les deux personnes enlevées, Kimberly Endicott et Jean-Paul Mirenge, un guide de safari expérimenté, “sont de retour saines et sauves”, a déclaré Mike Walker, un responsable de Wild Frontiers Safaris.

“Rançon payée et gens échangés”, a-t-il déclaré à l’AFP dans un message écrit. Il a affirmé “ne pas connaître encore le montant précis” de la rançon.

Le tourisme, une activité génératrice de revenus pour l’Ouganda.
Le ministre ougandais du Tourisme, Godfrey Kiwanda (C), pose aux côtés des participants lors du lancement du concours de beauté Miss Curvy dans la capitale Kampala, le 5 février 2019.

Un touriste américain et son chauffeur enlevés en Ouganda
La police avait déclaré que les ravisseurs avaient utilisé le téléphone portable de Mme Endicott pour réclamer une rançon de 500.000 dollars (445.000 euros) pour libérer leurs deux otages.

Les victimes de l’enlèvement “ont été retrouvées vivantes”, a dit la porte-parole de la police Polly Namaye. Elle n’a pas confirmé pour sa part le versement d’une rançon.

La libération de Mme Endicott et de M. Mirenge est due aux “efforts sans relâche” menés pour les retrouver par les équipes de recherche, a ajouté Mme Namaye.

– Embuscade –

La force de la police ougandaise chargée de la protection des touristes avait déployé une unité spéciale comprenant aussi des soldats et des rangers pour traquer les ravisseurs.

Quatre hommes armés avaient tendu une embuscade mardi à un van transportant des touristes dans le parc national Queen Elizabeth, dans le sud-ouest de l’Ouganda.

Selon la police ougandaise, ces hommes avaient tenu en joue les quatre passagers du véhicule, emmenant avec eux une touriste américaine de 35 ans et le chauffeur, un guide âgé de 38 ans.

Le parc national Queen Elizabeth, un des plus connus d’Afrique de l’Est et qui s’étend sur 1.978 kilomètres carrés, est situé le long de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) et plus particulièrement de l’est de ce pays, une région instable où pullulent groupes armés et milices.

Mme Endicott et son guide ont été libérés “par les forces de sécurité de l’Ouganda en RDC”, a déclaré le porte-parole du gouvernement Ofwono Opondo sur son compte Twitter. “Les ravisseurs se sont échappés et les opérations continuent”, a-t-il ajouté.

Le ministre ougandais du Tourisme, Godfrey Kiwanda, avait reconnu dans une interview à l’AFP que l’enlèvement de la touriste américaine et du guide n’était “pas un bon développement pour le tourisme ougandais”.

Situé en RDC, le parc national des Virunga, voisin du Queen Elizabeth, avait temporairement suspendu toutes ses activités touristiques après l’enlèvement l’année passée de deux touristes britanniques et de leur chauffeur, qui avaient été libérés deux jours plus tard.

Le parc Queen Elizabeth est situé à quelque 150 kilomètres au nord du parc de la forêt impénétrable de Bwindi, célèbre pour ses gorilles et dans lequel des rebelles rwandais avaient tué huit touristes étrangers en 1999. Ces rebelles faisaient partie d’une milice ayant participé au génocide rwandais en 1994 avant de fuir vers la jungle congolaise.

L’évènement avait durement pénalisé le tourisme en Ouganda, secteur clé de l’économie du pays et une des principales sources de devises étrangères. L’Ouganda accueille chaque année des centaines de milliers de touristes.

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