Ousmane Sonko : « Avec moi, tous les contrats pétroliers et gaziers seront renégociés »

Le leader du mouvement PASTEF les Patriotes, candidat à la présidentielle de 2019, a profité, ce dimanche 18 septembre, de la présentation de son livre pour déclarer sa candidature et décliner sa vision pour le Sénégal.

Quant à l’économie sénégalaise, le désir de remodelage de sa structure passe par la nationalisation. A ce titre, le leader de PASTEF a émis son souhait de faire aboutir concrètement son opposition à la gestion actuelle de ressources minérales récemment découvertes. « Si les Sénégalais font de moi leur président, tous les contrats pétroliers, gaziers seront renégociés. On ne peut pas regarder cette manne nous échapper, car des dirigeants incompétents ont décidé de négocier au rabais », a-t-il déclaré.

Après sa radiation de la Fonction publique en août 2016, SONKO avait fait de la question du pétrole et du gaz, la fiscalité notamment, son cheval de bataille, critiquant sévèrement l’irruption de l’Australien Franck Timis. Son désir d’appliquer la préférence nationale est également comme un avertissement à la puissance colonisatrice, la France. SONKO prévient qu’il faut que l’Hexagone reconsidère ses rapports de domination avec les pays de son ancien pré-carré.

« Nous ne sommes pas contre la France, mais nous sommes pour le Sénégal. Je ne suis pas anti-français. Ce système de domination ne peut continuer, et on lui dit ça dans son intérêt.Si elle comprend ainsi, c’est tant mieux. Sinon, une génération de dirigeants ouest-africains plus radicale que Paul Kagamé va sortir de toutes parts », a-t-il analysé.

Dans ce sillage, le franc CFA qui, de son avis, infantilise la classe dirigeante africaine, est décrié. Pour ce postulant à la présidentielle de 2019, les premiers plans quinquennaux jusqu’au PSE, « sous la dictée des commanditaires et des lobbies », sont en train de produire les mêmes résultats catastrophiques. Les largesses fiscales accordées aux entreprises étrangères, sous prétexte d’attirer les investissements, sont également dans son viseur.

Loin de vouloir décourager les investisseurs, il estime que la perdition fiscale est importante dans « le secteur immobilier ou sur 200 mille foyers qui doivent être fiscalisés, 7 000 ne le sont pas », ainsi que les exonérations, les codes dérogatoires. « Arrêtons ces concessions qui doivent financer notre développement. Renégocier les contrats peut générer 800 milliards par-ci ou 400 milliards par-là », explique-t-il.

Aussi, de l’avis d’Ousmane SONKO, le financement est également une question à ne pas occulter, car il définit les modalités d’application d’un programme. « Le manque de vision sur ce point nous a beaucoup coûté. C’est pour cela que le président voyage et contracte des dettes qui nous asphyxient ».

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