Peine de mort : Jamra et Darul Quran disent « Oui » et demandent un référendum…

ontaire ou les coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner n’étant pas sujets à la peine capitale en Islam ;

4) Qu’il y ait absence de circonstances atténuantes – le droit musulman invalide de fait l’application de la peine capitale, en présence de circonstances atténuantes, et ce, même si les trois
précédentes conditions sont remplies. Ce qui rappelle fort à propos les «garde-fous» du système pénal des Etats américains du Texas, de la Géorgie et de la Floride. Ceux-ci, bien qu’ayant rétabli la peine capitale en 1976, celle-ci n’y est applicable qu’au terme d’un double-procès :

1) sur la culpabilité ;

2) sur la peine à appliquer.

A la lumière de la légitime indignation des populations, largement perceptibles à travers les «talk-shows» des médias, il reste constant que ce fléau de la montée en flèche de la criminalité, en banlieue particulièrement, se doit d’être résolument et prioritairement pris à bras-le-corps. Avec autant de détermination que ces auteurs de crimes de sang; de viols meurtriers; d’enlèvements d’enfants, souvent retrouvés sans vie ou amputés de membres ou d’organes; de ces vols à mains armées suivis de meurtres, perpétrés en plein jour, souvent aux domiciles même des victimes.

Face à la compréhensible hantise sécuritaire des populations, notamment celles qui n’ont pas les moyens de se doter d’une sécurité privée, l’Organisation islamique JAMRA et l’ONG Darul Khourann Wal Hikhsann invitent le chef de l’État, en sa qualité de garant de la sécurité de tous, à convoquer d’urgence un Conseil présidentiel spécial sur la question, en le faisant assortir d’une consultation référendaire (couplée aux élections locales de décembre 2019) pour donner démocratiquement l’opportunité aux populations angoissées de se prononcer sur rétablissement de la peine capitale, afin de retrouver un tant soit peu leur sérénité bafouée, en faisant changer l’insécurité de camp !

Ce faisant, ayons l’humilité de reconnaître, face à la hausse vertigineuse de la criminalité, que nous en soyons réduits à poser la problématique de l’opportunité, ou non, d’abroger la Loi 2004-38 du 28 décembre 2004, qui avait aboli la peine de mort au Sénégal, constitue en soi un aveu d’échec, en terme d’éducation des masses, de sécurité publique, de chômage endémique, paupérisation des couches sociales déshéritées, de toxicomanie juvénile, de prolifération des salles de jeux et des bars clandestins… véritables racines du Mal. En d’autres termes, l’application de la peine capitale devrait être la dernière des coercitions, la priorité devant consister à résorber ces maux sociaux qui constituent les véritables terreaux dont se nourrit la criminalité.

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