Politique de désencombrement : Comment pérenniser les initiatives d’Abdoul Karim Fofana ?

Il est récurrent de  constater que le gouvernement prend toujours des initiatives hardies qu’il n’arrive jamais à perpétuer faute de suivi dans le temps et dans l’espace. La politique de désencombrement enclenchée par  le ministre de l’Urbanisme du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, gagnerait à  être mitoyenne à une politique d’employabilité qui puisse pérenniser ce travail de désencombrement.


Après la tragédie du bateau le Diola qui a sombré aux larges des côtes Gambiennes faisant près d’un millier de morts, il y a de cela moins de vingt ans, l’Etat du Sénégal avait pris la pleine mesure de ne plus tolérer les surcharges de passagers par les véhicules de transport urbains. L’on se rappelle que les forces de sécurité et de défense à l’époque arrêtaient tout véhicule suspecté de surcharge et le faisait payer des contraventions ou autres taxes y afférent. Mais quelques temps après, ce « sursaut national » a été abandonné. Et on est revenu à la case de départ. Ainsi pour éviter de tels errements, il serait judicieux au ministère de l’Urbanisme du Logement  et de l’Hygiène publique de subordonner son travail de désencombrement  et  de salubrité permanent à une politique d’emploi qui puisse pérenniser cette filière qu’il ne faut surtout pas confondre au département des ordures ménagères. Que ce soit au niveau des régions qu’au niveau de Dakar, périodiquement si des agents  sont recrutés pour s’atteler au désencombrement et de leurs cibles respectifs, ce travail sera non seulement pérennisé mais aussi et surtout, ces travailleurs  feront tout pour maintenir leurs postes jusqu’à la retraite. Et la relève serait  toujours d’appoint pour combler le gap. Cette option est d’autant plus importante qu’il serait l’autre  face de la médaille qui consiste à enseigner aux potaches dès le bas âge cette politique de désencombrement et autres au niveau des écoles. A défaut de pérenniser cette politique  de désencombrement par l’école dès le bas âge, l’employabilité  du secteur s’impose. C’est la seule voie de salut pour pérenniser à jamais cette filière d’une  importance capitale pour un bon cadre de vie des Sénégalais.

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