Pourquoi Ousmane Sonko a refusé de répondre au journal français « Le Monde »

Pour les besoins de son papier sur Ousmane Sonko, “Le Monde” a sollicité un entretien avec le candidat à la présidentielle sénégalais. Ce dernier a refusé de répondre au célèbre journal français. Mais pourquoi ?
Selon les informations de Matteo Maillard, le correspondant de ”Le Monde Afrique” au Sénégal, “Sonko et le Pastef ont eu plus de deux semaines et de multiples relances pour répondre. Ils n’ont pas souhaité le faire.” Sans réponse de la part du camp de Sonko, Le Monde et Matteo Maillard ont alors décidé de publier l’article “2 semaines comme temps de réponse, c’est plus que généreux même en campagne”.

Parlons de ce fameux papier. Suite à sa publication, certains internautes sénégalais ont ouvertement critiqué le contenu. En effet, le journaliste a publié l’article sur Twitter avec cette introduction “Souverainiste, populiste, salafiste. On l’accuse de tous les maux. Mais qui est véritablement ⁦Ousmane Sonko, jeune challenger iconoclaste et sulfureux de la présidentielle au Sénégal ?”, ce qui n’a pas plus à certains twittos. “Rien de surprenant. Alain Juppe a été diabolise par certain en l’appelant ALi juppe lors de la campagne des primaires de la droite… Tenteriez-vous la même chose avec SONKO? Informer est ce colporter? Tweet choquant venant d’un journaliste…c’est mon point de vue”, a répondu Mame Alle. Le Twittos BPK672 rajoute “Ousmane SONKO n’est ni un islamiste, ni un populiste, mais c’est un souverainiste de gauche à l’image de Jean-Pierre Chevènement ou d’Arnaud Montebourg en France.”, a pu lire metrodakar.
En effet, dés la lecture du titre, on sent que l’article va être à charge “Ousmane Sonko, un candidat antisystème pas si rebelle que ça”. Et dans l’article de “Le Monde”, on peut lire “A en croire ses adversaires, il serait l’incarnation de toutes les dérives de la politique contemporaine : souverainiste antisystème, nationaliste au populisme décomplexé. On lui prête volontiers une proximité avec l’idéologie salafiste dans un pays qui pratique à plus de 90 % un islam soufi pacifique.”, même si le journaliste ajoute que “L’intéressé s’en défend”, ces propos font un rapprochement dangereux entre un candidat à la présidentielle du Sénégal et le terrorisme.
Pour parler de ses soutiens, le journaliste fait là aussi, un dangereux rapprochement entre Ousmane Sonko et le MFDC “il a grandi en Casamance. La région est alors en proie à un conflit ouvert entre l’armée sénégalaise et les rebelles indépendantistes du Mouvement démocratique des forces de Casamance (MFDC). Les bruits des balles marqueront ses souvenirs. C’est dans ce sud reculé, coincé par l’enclave gambienne, grand oublié des plans de développement, qu’il tire aujourd’hui ses plus nombreux soutiens. Il en a forgé un des axes de sa doctrine : lutter contre la centralisation du pays à Dakar”, peut-on lire sur l’article de Matteo Maillard, lu par metrodakar.
Le président de PASTEF est aussi comparé dans l’article à Donald Trump, le président raciste, sexiste… des Etats-Unis “Ousmane Sonko déploie ses éléments de programme : sortir du franc CFA, réduire la dette et le train de vie de l’Etat, privilégier les entreprises et les emplois nationaux. On le compare à un Trump africain, la jeunesse en plus. Un atout dans un pays où plus de 50 % de la population a moins de 20 ans.”, a constaté metrodakar à la lecture de l’article.

Nul doute qu’Ousmane Sonko a refusé de répondre au journal français après la lecture de ce papier à charge.

senegaldirect avec metrodakar

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