REVUE DE PRESSE AFRIQUE

A la Une: la rencontre Trump-Kim vue d’Afrique
A la Une: la rencontre Trump-Kim vue d’Afrique
« Donald Trump qui rencontre Kim Jong-un dans un hôtel huppé de Singapour, c’est a priori le cadet des soucis des Africains, s’exclame Ledjely en Guinée. Surtout si l’on ajoute à cela le fait que la rencontre porte sur la dénucléarisation de la Corée du nord. Dans le meilleur des cas, ce n’est qu’un succès diplomatique de Trump qui ne changera rien au quotidien peu enviable du jeune chômeur africain. Sauf que cette perception des choses est à la fois étriquée et réductrice, estime Ledjely. En effet, en dépit de son poids plutôt négligeable dans la diplomatie mondiale, l’Afrique ne peut pas envisager le sommet de Singapour sous le regard d’un spectateur détaché. Par le jeu des alliances et des intérêts stratégiques, elle a également intérêt à ce que le processus de rapprochement en cours réussisse. D’autant qu’en cas d’échec, elle ne peut se mettre à dos ni la Corée du nord ni les Etats-Unis. En effet, pointe le site d’information guinéen, se fâcher avec la première reviendrait à se brouiller avec la Chine, devenue un des principaux leviers diplomatico-économiques du continent. Quant aux Etats-Unis, ils demeurent encore très influents dans certains pays africains. Bref, conclut Ledjely, l’Afrique prie pour que la rencontre soit couronnée de succès, pour ne pas avoir à faire un choix aussi cornélien. »

L’Afrique exposée…

« Le sommet Trump-Kim vu du continent : ça nous concerne aussi ! », renchérit Aujourd’hui. « Il ne faut pas hausser les épaules et se détourner des agissements de ces deux hommes “sanguins”, prévient le quotidien burkinabé. D’abord, ils peuvent d’un claquement de doigts provoquer l’extinction de la race humaine en déclenchant une troisième guerre mondiale à l’arôme nucléaire. Les effets d’une telle déflagration ne resteraient certainement pas cantonnés loin du continent africain. Ensuite, poursuit Aujourd’hui, si ces deux nations s’empoignent autrement que par des échanges verbaux à forte dose puérile, leurs alliés ne resteront pas de marbre. La Chine, alliée de la Corée du Nord et puissance tutélaire de la sous-région, ne restera pas bras ballants (…). S’il y a une tambouille dans la péninsule coréenne, Pékin jouera les arbitres pour ne pas dire plus, et par ricochet, ses relations commerciales avec l’Afrique en pâtiront. Même avec les Etats-Unis, une guerre avec la Coréedu Nord impacterait le continent. Stratégiquement donc, conclut Aujourd’hui, le face-à-face Trump-Kim intéresse l’Afrique, car si les deux présidents, qui ont une certaine propension à la bagarre, franchissent le Rubicon, l’Afrique trinquera, étant toujours le maillon faible dans cette planète devenue un gros village. »

Les chances des pays africains au Mondial

A la Une également, le Mondial… A deux jours du coup d’envoi de la compétition en Russie, Jeune Afrique dresse l’état des forces africaines en présence…

Ils seront donc 5 à participer à la grande fête du foot : Maroc, Tunisie, Egypte, Nigeria et Sénégal.

« Les forts caractères sénégalais de 2002 ont laissé la place à des personnalités plus lisses, note Jeune Afrique, mais le talent est toujours là. Avec le Japon, la Colombie et la Pologne comme adversaires, le Sénégal est tombé dans un de ces groupes que l’on dit “abordables”.

Pour ce qui est du Maroc ou de la Tunisie, poursuit Jeune Afrique, on sait que leurs adversaires européens sont supérieurs. Ces deux pays font l’objet de moins d’attentes et de pression. S’ils sont éliminés, ce sera logique. »

Enfin, « pour le Nigeria et l’Égypte, c’est entre les deux, estime l’hebdomadaire panafricain. C’est moins homogène que pour le Sénégal, et moins relevé que pour le Maroc et la Tunisie. Tout peut arriver. »

Enfin, « Le Mondial 2018 mettra-t-il un terme à la sempiternelle crise des primes ? », s’interroge pour sa part Le Point Afrique. Apparemment oui… « Soucieuses d’éviter les psychodrames du passé, certaines nations africaines ont décidé de signer des accords en amont pour ne pas voir leur aventure en Russie polluée par des considérations pécuniaires. Sur le papier, tout est déjà réglé. » Exemple, relève Le Point Afrique, « les supporteurs du Nigeria, écœurés par le conflit autour du non-versement d’une prime de qualification qui avait déstabilisé l’équipe lors du Mondial 2014 au Brésil – au point de faire l’impasse sur une séance d’entraînement – les supporteurs du Nigeria ont cette fois-ci de quoi être rassurés. » De même que les joueurs…

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