REVUE DE PRESSE AFRIQUE

A la Une: les inondations meurtrières à Abidjan
A la Une: les inondations meurtrières à Abidjan
« Désastre. Calamité. Désolation, s’exclame Soir Info. C’est en ces termes qu’on peut qualifier les inondations qui ont secoué la Riviera Palmeraie et l’Allabra. Cette catastrophe naturelle a transformé ces quartiers de la commune de Cocody en un véritable champ de bataille. Les “taches noires” que les eaux de ruissellement ont laissées après la pluie diluvienne qui s’est abattue, dans la nuit de lundi à mardi, sur le district autonome d’Abidjan mettront du temps à s’effacer de la mémoire des riverains. Aucun mètre carré de la Riviera Palmeraie et de l’Allabra n’a échappé aux inondations. »

Exemple, poursuit Soir Info, « à la rue Ministre, un lieu très prisé dans cette zone de la commune de Cocody, les inondations ont laissé des tâches indélébiles. Le peu de bitume qui couvrait cette voie, fortement dégradée autrefois, a été enlevé comme du biscuit. Désormais, ce sont de gros trous béants qui occupent cette rue (…). Et certains de ces trous sont jonchés de véhicules fortement endommagés sous la pression des eaux. Presque toutes les habitations et les structures qui longent de part et d’autre cette rue mythique n’ont pas échappé aux inondations. »

Alors ce matin, note Fraternité Matin en Une, « le président de la République convoque une réunion du Conseil nationale de sécurité à l’effet de prendre des mesures d’urgence pour soulager les populations. » Le président Ouattara qui « a écourté son séjour privé en France en vue d’apporter sa compassion à ses compatriotes sinistrés par les inondations. “C’est un moment douloureux, a-t-il déclaré hier à sa descente d’avion. J’en appelle au rassemblement de tous les Ivoiriens et à la compassion de tous”. »

Un dernier bilan fait état, précise encore Fraternité Matin, de 20 morts : 18 dans le district d’Abidjan, 1 à Tiassalé et 1 autre à Guibéroua.

Un problème récurrent dans la sous-région

« En fait, relève L’Observateur Paalga à Ouagadougou, la tragédie qui s’est abattue sur Abidjan est loin d’être une exception dans nos pays où les mêmes causes produisent invariablement les mêmes effets, que l’on soit à Abidjan, Niamey ou Cotonou. La Sierra Leone se souviendra longtemps de ce déluge du 13 août 2017 qui, à Freetown, avait fait plus de 500 morts et 800 disparus. Les Ouagalais ne sont pas prêts non plus d’oublier cette journée diluvienne du 1er septembre 2009 durant laquelle sont tombés quelque 263 mm d’eau. C’est dire, conclut le quotidien ouagalais, qu’au-delà des solutions conjoncturelles et palliatives que suscitent invariablement ces catastrophes naturelles, c’est de véritables refondations dont nos villes en pleine expansion ont besoin. »

« Ainsi va l’Afrique !, soupire Wakat Sera. Après les inondations et les morts d’Abidjan, un deuil national sera peut-être décrété ; des cérémonies de dons fortement médiatisées mettront en valeur la générosité intéressée du président, des ministres et des députés ; les familles des victimes verseront les larmes de tous leurs corps… Et on retournera encore aux vieilles et mauvaises habitudes qui provoqueront les mêmes inondations… Et bis repetita. »

Mondial : bye-bye le Maroc…

A la Une également, le Mondial, avec l’élimination hier du Maroc…

« Face au Portugal, un Maroc dominateur mais éliminé de la Coupe du monde », constate le site de l’hebdomadaire marocain Tel Quel. « Le miracle n’a finalement pas eu lieu. Dominateurs mais maladroits devant le but, les Marocains ont été vaincus par des Portugais pragmatiques. Hervé Renard et ses joueurs regretteront ce but encaissé sur corner dès la 4ème minute de jeu, lorsque Cristiano Ronaldo s’est retrouvé seul devant les cages de Munir El Kajoui, avant de placer une flèche de la tête. »

« Mondial 2018 : le Maroc premier éliminé mais pas ridicule », renchérit Afrik-foot.

« Comme l’Égypte, il a manqué aux Lions de l’Atlas plus de talent offensif pour faire la différence, constate Jeune Afrique. Avec zéro point en deux matchs, le Maroc est déjà éliminé de son groupe, avant même le résultat du match Iran-Espagne. C’est dur, conclut Jeune Afrique, mais cela confirme les limites des sélections africaines dans cette Coupe du monde, à l’exception du Sénégal. »

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