Revue de presse afrique

« Les victimes ont dû être enterrées dans des fosses communes tant elles étaient nombreusesrelate Le FigaroTrois jours après l’attaque meurtrière de la mosquée soufie d’al-Radwa, un petit village à l’ouest d’al-Arish, chef-lieu du Nord-Sinaï, le bilan est effroyable : 325 morts et 128 blessés. C’est l’attentat le plus grave de l’histoire récente de l’Égypte. Les témoignages sont insoutenables : ils racontent comment après une première explosion, des hommes masqués et armés de mitraillettes ont traqué les fidèles pour les abattre durant plus de 40 minutes. »

Alors, « l’attaque n’a pas été revendiquée, relève Le Figaromais des faisceaux d’indications – le modus operandi et la cible : une mosquée soufie – portent les soupçons sur l’organisation État islamique. Selon l’idéologie de l’EI, le soufisme, branche hétérodoxe de l’islam est une apostasie et une idolâtrie. » Mais ce « raid terroriste avait aussi une visée purement stratégique et propagandiste, pointe encore Le FigaroSi la très large majorité des victimes sont issues de la même mouvance religieuse, l’attentat a surtout eu lieu dans la zone tribale des Sawarka, des bédouins dont la chefferie a récemment annoncé son ralliement aux forces de sécurité égyptiennes dans la lutte anti-EI. »

« Nous sommes devenus des fantômes »

Comment en est-on arrivé à un tel degré d’atrocité ? Libération nous plonge dans l’histoire récente de cette région située dans l’extrême nord-est de l’Egypte : « en 2011, au lendemain de la révolution, le Nord-Sinaï voit naître un mouvement jihadiste, Ansar Beit al-Maqdis ( » les partisans de Jérusalem « ), fondé par des anciens d’Afghanistan et d’Irak avec pour objectif de frapper Israël.  » Dans cette région déshéritée, loin du pouvoir central, la population est livrée à elle-même. Il n’y a pas de développement et le chômage est endémique. C’est une région de tribus bédouines que les autorités du Caire ont toujours dénigrées « , insiste-t-on dans les chancelleries au Caire. Sur place, le groupe recrute alors facilement auprès d’une jeunesse défavorisée. Mais après le coup d’Etat militaire de juillet 2013, poursuit Libérationqui débouche sur une chasse aux sorcières contre les Frères musulmans et autres partisans d’un islam radical, Ansar Beit al-Maqdis demande à ses combattants de retourner leurs armes contre l’Etat. Fin 2014, l’organisation jihadiste fait allégeance à l’EI et devient le groupe Province du Sinaï. Le conflit s’intensifie alors. »

Commentaire de cette jeune femme, Mona, avocate à Al-Arish, interrogée par Libération : « « On a depuis perdu le sentiment de sécurité. On vit dans la peur permanente. On a peur pour nos proches, pour nos enfants, on a peur de sortir, d’aller faire nos courses. Les écoles sont régulièrement fermées, les dispensaires fonctionnent au ralenti, il y a de moins en moins de services et d’infrastructure », explique-t-elle. Si la jeune femme a accepté de témoigner, c’est parce qu’elle est épuisée par le conflit. Malgré les menaces, elle estime qu’elle n’a plus rien à perdre. Comme le Nord-Sinaï est interdit à la presse, elle s’est déplacée au Caire(pour témoigner),  » plus de dix heures pour faire 380 kilomètres à cause des check-points de l’armée et des interrogatoires qui n’en finissent plus « , raconte-t-elle, lasse, avant d’ajouter :  » Nous sommes devenus des fantômes et des prisonniers « . »

Mosaïque…

La politique en France, avec l’éclatement à droite… Un nouveau parti : Agir, la droite constructive, fondée par ceux qu’on appelait les constructifs, opposés au sein de LR, à la ligne dure de Laurent Wauquiez, et puis d’autres figues de la droite qui rejoignent le parti présidentiel, LREM…

« Ce n’est pas encore le sauve-qui-peut, mais l’inéluctable recomposition politique est bel et bien entrée dans une phase d’accélérationconstate Le Républicain LorrainAu centre droit, mais aussi au centre gauche, beaucoup ont envie que « ça marche » puisque c’est bien parti. »

« Au rythme où se font les défections et les radiations, il n’y aura bientôt plus beaucoup de courants politiques à rassembler au sein des Républicainsironise La Nouvelle République du Centre OuestA trop vouloir forcer le trait pour imposer sa ligne, Laurent Wauquiez risque de ne diriger qu’une fraction d’un parti qui n’est déjà plus lui-même. »

En tout cas, résume Le Journal de la Haute-Marne, « le paysage politique français est devenu une mosaïque, conséquence directe du chamboule-tout du printemps dernier. A côté de la plus grosse pièce constituée par La République en marche, les positions sont loin d’être figées. »

Top !

Cocorico… Les tennismen français emmenés par Yannick Noah remportent la Coupe Davis…

« Un pur bonheur », s’extasie L’Equipe.

« Sacrés Bleus ! », s’exclame Le Parisien. « Enfin ! Allongé en pleurs au fond du court, Lucas Pouille voit toute une équipe et une si longue attente lui tomber dessus. En expédiant le Belge Darcis lors du cinquième match décisif (6-3, 6-1, 6-0), le Nordiste a mis fin à seize ans de disette et trois cuisants revers (2002, 2010 et 2014) pour offrir à la France sa dixième Coupe Davis. »

En effet, « Contrat remplirenchérit Le FigaroVainqueur du point décisif, Lucas Pouille tombe à la renverse, avant de disparaître recouvert par ses équipiers. Cris, larmes, effusions, cotillons et feu d’artifice, l’épilogue, même privé de suspense en raison d’un cinquième match maîtrisé de bout en bout, a laissé défiler les habituelles scènes de liesse orchestrées par Yannick Noah. »

Pour Sud-Ouest, « cette victoire française ne pourra pas faire de mal à un pays qui renoue depuis quelque temps avec un certain optimisme et retrouve de la confiance en lui. Paradoxe pour ce sport aussi individuel que le tennis : elle est d’abord la victoire d’un collectif. »

Flop…

Enfin, comment ? Pourquoi ? Les interrogations et les lamentations fusent encore, 48 heures après le pitoyable match nul des rugbymen français face aux Japonais…

« Le XV de France relégué en deuxième division » soupire Le Figaro. « Incapables de battre le Japon, les Bleus ont étalé tous leurs manques. Il faut l’admettre, ils ne sont plus au niveau. »

« Les Bleus au top du « flanche flair », assène Libération. « Le XV tricolore a fini dans leschwartz (le noir) le plus complet de la série de test-matchs d’automne la plus désastreuse de son histoire. » Et Libération de s’interroger : « quid maintenant de l’avenir, à deux ans de la Coupe du monde et deux mois seulement du prochain Tournoi des Six nations ? » Là aussi, c’est le schwartz

commentaires
Loading...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. Ok